Podcast : Trafalgar, la Maison lyonnaise d’écriture haute couture, s’installe à la table du Gratton

Considérant qu’il n’est de bonne ripaille sans esprit et sans gouaille, la Maison Trafalgar s’est associée au podcast C’est l’heure du Gratton pour donner la parole aux entrepreneur(e)s lyonnais(es). À la finesse des questions posées à micro ouvert se conjugue désormais la passion pour le verbe. Ainsi, tout au long de l’année, Marie Esquelisse, fondatrice du podcast, et Bérengère Wolff, associée de la Maison Trafalgar, rejoignent un(e) dirigeant(e) lyonnais(e) dans un restaurant de la ville pour co-animer un entretien d’autant plus savoureux qu’il se veut hors des sillages et des creux. C’est dans un cadre intimiste et chaleureux, entre la poire et le fromage, que les deux épicuriennes distilleront volontiers dans le Gratton quelques questions qui grattent : business, éducation, société, environnement, politique, spiritualité… Des parcours de vie dont on ose parler : tout est concocté pour donner de l’énergie aux auditeurs et inspirer la prochaine génération d’entrepreneurs ! 

Patricia ou l’équité

Pour ce cinquième épisode, Patricia Gros-Micol, la fondatrice d’Handishare, est conviée à la table du Gratton. Souvent évoque-t-on ces entreprises qui s’accordent à placer l’humain au centre de leur politique managériale ; au-delà du slogan, c’est peu dire que Patricia a su graver ce concept dans l’ADN même de sa société, fondée en 2011. Depuis une décennie, Patricia se livre dans un combat d’autant plus délicat que la très grande majorité des handicaps ne se voient pas. Convaincue que nous sommes tous détenteurs de compétences et de savoir-faire, là où bon nombre évoqueraient un handicapé, au-delà des apparences et des préjugés, l’œil bienveillant de Patricia préférera toujours voir un handicapable ! Capable, Patricia prouve qu’elle l’est aussi, chaque fois qu’elle ramène sur le chemin de l’emploi celles et ceux, qui, à son instar, furent un jour frappées d’un accident de la vie : « Vignerons, aide-soignantes, pâtissiers… Ils ont dû faire le deuil de leur santé, mais ont su développer une résilience exceptionnelle ! » Des hauteurs de la Croix-Rousse aux rizières de Madagascar, celles-là mêmes qui, tout au long du podcast, lui auront inspiré à pousser la chansonnette, c’est tout en anecdotes et en humour que Patricia livre un parcours dont on pourrait ainsi résumer la teneur : battre en brèche les préjugés en distribuant du bonheur.

Après Émilie Legoff (Troops), Karim Duval (humoriste), Laurent de la Clergerie (LDLC), découvrez l’épisode consacré à Patricia Gros Micol (Handishare).

En collaboration avec Rushmix, ATS Studio, et nos généreux restaurants partenaires : Têtedoie, La Maison Perla, Veronatuti et Le Bistrot Abel, Un Tour en Vignes.

Retrouvez l’intégralité des podcasts « C’est l’heure du Gratton » sur Ausha, Spotify, Deezer, Itunes, Podcast addict.


Accident d’expression

C’est joli, coloré, naïf, parfois agressif, toujours inventif !

© « 300 accidents d’expression : une seule victime, la langue française. » Par E. Blervaque, S.Ellias & L. Ribet


Virgile, Directeur des opérations de la Maison Trafalgar, initie le premier concours d’éloquence interuniversitaire de la ville de Lyon

Dans le sublime cadre du péristyle du Fourvière Hôtel, dont le prestige ne pouvait que mieux incarner les origines antiques de l’amour du verbe porté au pinacle, a été accueillie ce 23 juin 2021 la finale du premier concours d’éloquence interuniversitaire de la ville de Lyon : Eris.

Il était très important pour nous de convier tous les étudiants de la ville, sans aucune distinction entre eux, à participer : ce concours se veut à la fois tourné vers l’excellence, et farouchement opposé à toute forme de discrimination ou d’élitisme. Ce concours a également pour vocation de s’inscrire dans la démarche patrimoniale de la ville de Lyon. – Virgile Deslandre

Les candidats ont été pré-sélectionnés sur la base d’un discours écrit consacré à une citation de Marc Aurèle : « Il ne faut pas en vouloir aux évènements. » Après avoir répondu au sujet de la demi-finale : « Les humains sont sauvages, brutaux et dérisoires. Qui donc les enseigna ? Qui prit soin d’eux ? », c’est sous l’œil bienveillant et attentif de Virgile Deslandre, Directeur des opérations de la Maison Trafalgar et fondateur du concours, que les six étudiants en lice ont su rivaliser de prestance ; les envolées lyriques se drapant de prophéties quasi mystiques, car le thème énigmatique, de la finale s’y prêtait volontiers : « L’Homme est le rêve d’une ombre ». Si la gagnante se détacha du nombre par la force de son propos et la puissance de son discours, chaque candidat a su faire honneur aux exigences de cette rencontre. 

Dans le sillage de cette initiative, sous l’égide de Virgile Deslandre, virtuose de l’éloquence et formateur de longue date dans ce domaine – dont le prénom n’est d’ailleurs pas sans rappeler quelques lointaines références romaines –, la Maison Trafalgar ouvre désormais sa porte aux professionnels, de tous horizons, dans le cadre de formations spécifiques liées à la rhétorique. Ainsi, au-delà du Portrait littéraire qui constitue le cœur de son savoir-faire, la Maison Trafalgar s’adjoint une nouvelle corde à son art : celle de la superbe de l’oratoire. 

Photographie : Jules Azelie


MOT À MOT - I. ROUSSEL

MOT À MOT avec Iris Roussel, Dirigeante, OZ’IRIS Santé

Le mot excessivement employé par votre secteur, dont vous vous êtes lassée ?
Brainstorming : je trouve que c’est un mot-valise. On l’emploie régulièrement dans notre métier pour favoriser la co-création entre patients et soignants. Mais pour l’utiliser correctement, il faut déjà être formé à cette méthode de travail.

Le mot qui vous démarque, que vous êtes fière d’avoir trouvé ?
Compteurs, compteuses : nous avons créé des formations-actions, et au lieu de dire les “intervenants”, nous avons fait le choix de les appeler les “compteurs, compteuses”. 

Le mot réflexe, dont vous aimeriez personnellement vous débarrasser ?
Trop ! J’ai tendance à beaucoup le dire, comme un tic de langage.

Le mot qui fâche dès que vous l’entendez ?
Designer : à nuancer bien sûr, puisque je suis designer. Ce qui me fâche, c’est lorsqu’il est utilisé pour parler d’un objet “cette chaise est design”. Non, cette utilisation ne se dit pas ! Le design représente une méthode de pensée agile, qui met l’humain au cœur de ses projets pour trouver des solutions innovantes.

Le plus joli mot de votre métier ?
L’empathie : c’est un joli mot, à la fois une compétence mais aussi un savoir-être. J’ai déjà recruté des collaborateurs parce qu’ils avaient cela en eux, à la différence de ceux qui savent uniquement en faire preuve à travers leurs missions.

Le mot qui fait rire, auquel vous êtes joyeusement attachée ?
Spam. Dans notre équipe, on l’a emprunté, et détourné ! C’est le mot que l’on utilise lorsque nous allons voir un collègue et que nous avons une mission un peu embêtante. C’est le mot gentil que l’on utilise pour dire que l’on a besoin d’un coup de main : “je peux te spammer 2 min” ou “j’ai un spam pour toi”.

Le mot peu utilisé, qui mérite d’être réhabilité ?
Incapacitation : notre mission est de permettre de développer les capacités d’action du patient. Il ne doit pas être en attente, il doit être acteur de sa santé. 

Le mot qui fait rougir, qui ne manque pas de vous toucher ?
Inspirante : lorsque l’on me caractérise avec ce mot, cela me touche, j’ai le sentiment d’avoir l’impact recherché au travers de l’entreprise. Cela signifie qu’il y a une envie de s’intéresser au sujet, à l’humanisation des soins. Entendre ce mot, c’est très motivant, c’est comme prendre des shoots d’énergie !

Le mot dont l’orthographe ou le sens vous fait toujours douter ?
En vue de : je ne sais jamais s’il y a un “e”; je l’utilise souvent par écrit, dans mes mails.

L’anglicisme qu’on préfère en français ?
Prendre le lead, je le dis à toutes les sauces. Et comme nous travaillons en anglais, nous sommes d’autant plus incités à l’utiliser. J’essaye de faire attention avec les clients, mais je me demande surtout pourquoi on continue à l’utiliser de la sorte. Ces anglicismes sont entrés dans les usages, au point d’en oublier qu’il est possible de le dire de différentes façons !

Le mot qui a de l’allure, qui porte une queue-de-pie, qu’on amène en soirée ?
Savoir expérientiel : je trouve que ce mot est beau, même s’il résonne un peu philosophique, et qu’on devrait l’employer plus souvent. On parle souvent de savoir expérientiel des médecins, des scientifiques et c’est très bien, mais le savoir expérientiel des patients l’est d’autant plus ! Les patients ont développé des expériences du savoir avec leur maladie, il faut les écouter.

Le mot qui met tout le monde d’accord ?
Bienveillance, et il est essentiel. Sans bienveillance, nous allons avoir du mal à faire fonctionner des équipes, à faire monter les gens en compétences, à déployer leurs talents et à gagner leur confiance. Si dans notre méthode de travail, on n’est pas dans la bienveillance, cela ne peut que provoquer de la colère, de l’appréhension ou de la frustration. 

Le mot de la fin ?
Optimisme ! C’est une des valeurs de OZ’IRIS Santé, et comme le secteur de la santé évolue constamment et réclame de faire face à de nombreux freins, il est nécessaire d’avoir une dose d’optimisme pour faire avancer les projets. C’est une posture qui permet d’engager les personnes autour !


La créatrice de parfums Fabienne Boiron commande son Portrait à notre Maison : “Arriver à écrire tout ce que l'on exprime, tout ce que l'on ressent profondément avec une telle justesse : c'est de la dentelle.”

En se lançant dans la création de parfums, Fabienne Boiron, qui connut une première carrière de haute responsabilité dans le secteur de la cosmétique, a été confrontée aux défis d’une reconversion professionnelle opérée dans l’entrepreneuriat : trouver le bon et se présenter à ses clients. La fondatrice de Renais-sens a ainsi fait appel à notre Maison pour réaliser un Portrait de dirigeante qui connecte les points entre son parcours et l’identité de sa marque. Cet écrit socle, dont la trame célèbre le fameux triptyque qui équilibre un parfum – notes de tête, de cœur et de fond –, se consacre à la cohérence du cheminement de Fabienne ainsi qu’à sa crédibilité en tant qu’entrepreneure et créatrice de nouvelles senteurs.

Retour client de Fabienne Boiron sur son Portrait : 

« J’ai senti, intuitivement, que c’était juste pour moi de le faire à ce moment-là. La plume de la Maison Trafalgar est d’une élégance rare. Tout était beau, tout était raffiné, tout était vrai. La Maison Trafalgar m’a vraiment offert l’univers, l’écoute, toutes ses compétences et son agilité dans l’écriture, pour arriver à retranscrire ce que j’avais en moi, ce que j’avais besoin d’exprimer et de voir écrit. Une Maison comme Trafalgar apporte ce supplément d’âme que nous ne sommes pas capables de donner nous-mêmes à notre histoire. Arriver à écrire tout ce que l’on exprime, tout ce que l’on ressent profondément avec une telle justesse : c’est de la dentelle. Le service client de la Maison Trafalgar était exceptionnel. J’ai autant aimé le chemin que la destination. Merci d’être là, et je le dis avec beaucoup d’émotions : merci pour ce que vous faites, et qui vous êtes.« 

Extraits de son Portrait :

Parce qu’une empreinte olfactive peut prendre une teinte autrement plus affective, la fondatrice de Renais-Sens pourrait elle-même replonger avec aisance dans les ressacs de souvenirs enracinés à Messac par l’émanation du café au lait, du miel ou de la poire ; revenir à la douceur des vergers et des ruches qui parsemaient la terre de ses grands-parents. Fabienne pourrait aussi bien s’étendre sur cette légèreté qui la traverse sitôt son odorat sollicité, que sur ce plaisir d’ouvrir les portes des laboratoires Gattefossé où sa première expérience inaugura deux décennies de carrière dans la cosmétologie.

Au sein de son espace où s’amoncellent les souvenirs de voyage et tant d’autres inscrits à même la pierre, où son émerveillement pour le Cirque du Soleil rejoint les inspirations chamarrées à l’indienne, une seule pièce détonne avec l’atmosphère. Dans un atelier aux murs immaculés trône un bureau rangé de façon méthodique, surplombé d’un orgue à parfums exposant des centaines de bouteilles alignées par ordre alphabétique. Car si l’intuition se charge d’associer les extraits et les concentrés, l’accoutumée des spiritualités et des introspections garde en tête cette exigence affûtée par les responsabilités, la droiture scientifique de la pharmacienne, l’attention au détail de l’ancienne cadre dirigeante.

Aux rendez-vous pédagogiques, aux fabrications pour les entreprises, s’ajoutent progressivement la conception d’une collection d’eaux de saison et de papier, des envies d’intervenir auprès des patients médicalisés ou d’apposer un sceau olfactif sur les liens qui unissent les jeunes mariés. Galvanisée par l’exploration de combinaisons déclinées à l’infini, enivrée par la liberté de transformer une formule en alchimie, Fabienne a renoué à sa manière avec un sens créatif qui l’étreint, et n’a aujourd’hui de cesse de parfaire la finesse de ses parfums.