Il ne fallut qu’une décennie pour que le petit studio lyonnais, fondé par un couple de publicitaires, ne devienne un groupe d’envergure mondiale comptant plus d’une soixantaine de talents sur plusieurs continents. Afin de fédérer les collaborateurs autour des valeurs qui font le socle de la culture Hula Hoop, son cofondateur Cédric Morel s’est tourné vers la Maison Trafalgar pour l’écriture de son Culture Book. Du grain de folie un peu punk, qui leur fit décrocher leurs premiers contrats, à la progressive prise en maturité et à leur déploiement au Canada, l’agence challenger des marques challenger a su prendre la balle au bond pour anticiper les modes et les tendances à sa propre façon. En compilant une foultitude de souvenirs, en évoquant autant les écueils que les réussites, en convoquant tous ces petits instants agrégés et les anecdotes décalées, notre Maison a ciselé des écrits intemporels ; des lignes à même de rappeler combien Hula Hoop reste fidèle à son esprit originel : celui d’une agence hyper créative et un peu transgressive.

« Avant de devenir cette marque qui se déploie et plus que jamais s’affirme, c’est sur une nappe à pois, dans la cuisine d’un appartement de Décines, qu’un couple de jeunes parents – d’autres diront deux bourriques –, dessinent les premiers contours de l’agence Hula Hoop. Elle, dont l’enfance bercée par les pubs Carambar la mena d’abord vers une carrière de pubarde, lui, le musicien analytique, qui s’est produit dans cinquante-cinq pays avec ses guitares et ses gammes pentatoniques. Les débuts furent ponctués de longues soirées brainstorming, de nuits blanches à coller des timbres sur des enveloppes, d’intuitions, de systèmes D, et de décisions prises au doigt mouillé. »

« En rendez-vous, à chaque fois qu’on nous demandait combien nous étions, on se retrouvait bientôt à dépasser nos propres prévisions : nous sommes passés en trois ans d’une fine équipe de vingt complices aux manches retroussées à plus d’une cinquantaine de talents aux compétences éprouvées ! Et c’est peu dire qu’en donnant un coup de pied dans la fourmilière, nous avions réveillé quelques chafouins qui disaient qu’on se prenait pour des Américains. Ils ne sont pas tombés bien loin, même si l’avenir les démentira : plutôt que le pays de l’Oncle Sam, nous avons opté pour le Canada ! »

« Chez Hula Hoop, tous vous le diront, croiser les influences fait partie de la maison. Sans jamais se contraindre ou s’abîmer dans la norme, ici, on peut tous prendre sa place dans le temps et dans l’espace. On peut être tatouée en salopette, geek à casquette, on peut être adepte des nouvelles technologies ou de rétro gaming, actif sur les réseaux sociaux ou pantomime, bobo urbain, végane, néo rural, on peut cumuler les humeurs, être aussi bien blagueur, empathique, fantasque, rêveur, on peut être passionné de mangas ou d’escrime médiévale, acharnée de Minecraft, dresseur de Pokémons, fondu de Lego, collectionneur à gogo, adepte de la mode ou joueur de saxophone. Tout droit sortis d’une école de com’ ou d’un cursus qui détonne, senior passé par de grandes sociétés ou junior fraîchement diplômé ; qu’ils aient fréquenté les bancs de Sciences Po ou ceux de philo, nous nous devons de rester curieux, d’être tous porteurs d’un même héritage : une histoire que chacun s’approprie et partage. »

« De la nappe à pois originelle aux dernières évolutions, chaque étape de notre développement se flanque d’un brin de dérision. Chez Hula Hoop, on partage tous l’amour du jeu, l’amour des mots, et celui des jeux de mots. On s’amuse de phrases qui ziguent et qui zaguent, d’onomatopées qui électrisent quand elles se lisent comme des tags, des couleurs qui débordent du cadre. Concerts, restaurants, expositions, on aime vivre la culture sous toutes ses coutures, changer d’air au gré de nos explorations. On aime autant s’arrêter le temps d’un pique-nique au milieu d’un théâtre romain dans le Beaujolais, que casser la graine sur de la musique électronique. On se plaît à ne jamais ressembler à une agence mécanique et institutionnalisée. On boude l’élitisme et on favorise les associations insolites, de celles qui nous invitent à mélanger l’opéra et le flamenco. On aime les excentriques, ceux qui postulent aussi bien pour les missions connexes que pour intégrer la clique, avec ou sans cravate ; saviez-vous qu’Hemingway, notre féline mascotte de l’agence canadienne, a six doigts à chaque patte ? »