Interview interne - Marion, Dirigeante associée

À quel moment de ta vie as-tu développé un rapport sensible aux mots et à l’écriture ?

J’ai été biberonnée au poids des mots et à leur teneur émotionnelle. En plus d’y apporter beaucoup de soin, ma mère prenait toujours le temps de m’écrire des lettres pour m’exprimer certaines valeurs essentielles ou me donner quelques nouvelles pendant mes voyages de classe. Les scènes se répétaient quasiment tous les lundis matin, à l’époque du lycée ; j’arrivais à l’internat, et je ne pouvais pas ouvrir mon sac sans y retrouver une petite carte, un petit post-it, un petit dicton parfois aussi simple que « la patience d’une mère est comme un tube de dentifrice, il en reste toujours au fond », accompagnés d’un mot d’encouragement. Et puis plus tard, ce furent les SMS à quelques minutes du passage d’un examen, plus récemment, le discours qu’elle a porté devant toute ma famille le soir de mes trente ans… Avant la voie académique, tout cela m’a rendue très attentive à la force de l’expression orale et écrite, à la manière dont les gens restituent les faits, se racontent leur journée, même au téléphone, à la volée. Elle est Italienne, et puisqu’elle a appris assez tard à parler français, elle était extrêmement sensible au fait que je puisse maîtriser rapidement les subtilités de la langue. C’était aussi et surtout sa façon de m’apprendre à dire, à exprimer, à ne pas garder, et donc à écrire. Et si les livres n’étaient pas présents partout chez moi, on ne pouvait pas dire la même chose de la place prépondérante de la musique et des chansons à texte. Certains lecteurs chevronnés sont capables de citer au mot près l’incipit des ouvrages qu’ils adorent. Celui d’Anna Karénine de Tolstoï : « Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais chaque famille malheureuse l’est à sa façon. » Celui de Jacques le Fataliste, de Diderot : « Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. » ou encore l’incipit d’Aurélien d’Aragon : « La première fois qu’Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. » Les premiers mots du répertoire de Jacques Brel, Barbara, Charles Aznavour, Serge Gainsbourg, Nino Ferrer, ont le même effet sur moi. Et comme j’ai rapidement fait le choix d’un baccalauréat littéraire, j’ai commencé à me constituer une sacrée collection d’ouvrages. Je me souviens qu’il était déjà inconcevable pour moi d’emprunter un livre à la bibliothèque : aujourd’hui encore, j’ai besoin d’annoter les pages, de stabiloter les phrases qui me parlent. Du coup, j’ai une collection de carnets qui comportent la plupart de ces phrases, chaque fois recopiées à la main. Les relire, c’est tout relire.

Et à l’entrepreneuriat ?

L’entrepreneuriat est venu plus tard, au cours de mes études supérieures, mais je n’ai jamais imaginé la passion des lettres et celle de l’entrepreneuriat de manière distincte. Pour moi, la seconde est la continuité de la première. Lorsqu’un plaisir nous tient, on n’a généralement pas envie de s’en éloigner, alors j’ai commencé à écrire. J’ai aussi eu la chance d’être publiée dans deux ouvrages collectifs, par la maison d’édition parisienne l’Art de Lettres. Puis avant de co-fonder la Maison Trafalgar à 22 ans, j’ai également exercé ma plume sur un blog auquel j’avais déjà donné le nom de « Trafalgar », et sur lequel j’écrivais les Portraits de jeunes audacieux lyonnais de moins de 30 ans, pour les aider à raconter leur histoire. Ce sont ces Portraits, réalisés bénévolement, mais avec une forte exigence littéraire, qui ont fait naître les premières demandes des clients de la Maison Trafalgar. Quand une passion nous porte, on baigne dedans, on cherche à rencontrer ses acteurs, à rejoindre une mission plus grande que soi, à évaluer les problématiques constatées au fil d’un parcours, à répondre à des besoins… Et puis on cherche à en vivre, pour ne pas faire autre chose, à fédérer d’autres acteurs qui cherchent aussi à en faire leur métier. J’entends parfois des personnes se dire qu’elles ne sont pas du tout « faites pour l’entrepreneuriat », mais plutôt pour coudre, danser, cuisiner… Je ne vois, personnellement, aucune différence entre les deux. Dès que j’ai compris combien mon rapport aux mots était fort, j’ai juste eu envie d’entreprendre avec eux. Tout le reste est une question de posture, et bien sûr d’engagement et de force de travail. Fonder une entreprise, développer un concept, créer des offres, recruter pour constituer une équipe, trouver son marché, ses clients, puis chercher à les ravir, ne sont pas des actions qui sont guidées par mon rapport à l’entrepreneuriat, mais bien par mon rapport à l’écriture. D’ailleurs, j’ai d’abord été étudiante en classes préparatoires hypokhâgne, mais j’ai très vite fait le choix de coupler cette formation avec un master de commerce et d’entrepreneuriat à l’iaelyon. Je ne me sens pas uniquement littéraire, je ne me sens pas uniquement entrepreneure, je me sens véritablement entrepreneure-littéraire.

L’entrepreneuriat littéraire est-il, selon toi, suffisamment représenté ? 

Absolument pas ! Je me souviens qu’à la création de la Maison Trafalgar, nous n’entrions jamais dans les critères de sélection des concours. Il fallait réellement s’accrocher pour que le dossier soit considéré. Les premières années, lorsque l’on présentait l’entreprise Trafalgar, notre proposition de valeur, notre savoir-faire, l’écosystème entrepreneurial trouvait souvent cela mignon et attendrissant, alors qu’on était souvent trois fois plus rentable que dix startups « scalable » qui n’existent plus aujourd’hui. Pour entrer dans des catégories « innovation », une comptable nous avait même conseillé un jour de développer un logiciel d’intelligence artificielle afin que les Portraits puissent s’écrire tout seul, ou même d’élargir aux présentations rédigées sur les profils des applications de rencontres pour être plus grand public… L’entrepreneuriat littéraire est sous-représenté, mais il est aussi trop souvent décrédibilisé. Il est essentiel que les étudiants en lettres, actuels ou futurs, entendent parler d’entrepreneuriat et nous rejoignent ! Ils peuvent véritablement faire des miracles.

Quelle est la phrase que tu ne supportes plus d’entendre ? 

« Plus personne ne lit » et son acolyte légèrement plus subtil : « pensez-vous réellement que les gens prennent encore le temps de lire ? », venant parfois de grandes institutions, qui ont plusieurs siècles d’histoire. Si les lecteurs sont noyés de posts LinkedIn à la sauce développement personnel, non. Si les entreprises dans lesquelles ils travaillent se contentent de leur proposer des textes corporate souvent réchauffés, non. Si les collaborateurs sont présentés sous la forme de portraits chinois, pas toujours. Si les histoires de dirigeants et d’entrepreneurs donnent toutes l’impression qu’un bon mindset mène à tout, encore moins… Mais si l’on se donne la peine de s’adresser à eux comme ils le méritent, si les lignes sont sincères, que le récit leur ressemble et les embarque, si leur Portrait, ou celui d’un autre les touche, alors oui, bien sûr que oui ! Écrire vite et mal n’a rien d’une tendance à suivre. Écrire bien et au-delà de dix lignes n’est ni rétro, ni démodé. Qu’il soit parfois inquiétant et le plus souvent excitant, ce combat est pour nous on ne peut plus sérieux. Quant à la suprématie de l’image, nous avons récemment signé une tribune intitulée Une image ne vaut pas mille mots. Virgile Deslandre, expert en art oratoire et en éloquence de la Maison Trafalgar conclut très bien : « Les mots éduquent le regard. Les images ne sont pas belles ou impressionnantes en elles-mêmes : elles ne le sont que parce que nous avons des mots pour les regarder. »

Quel est le retour client qui t’a le plus touchée ? 

Je pense à celui de Romain, concernant une galerie de Portraits d’artisans tapissiers : « L’entretien et l’écrit resteront certainement le plus beau témoignage d’un amour souvent difficile à exprimer en entreprise. Merci d’avoir su créer cette belle équipe et cette entreprise indispensable. » À celui de Marie-Anne, concernant son propre Portrait : « Non seulement l’expérience était belle artistiquement, mais elle était également riche humainement. Et c’est toujours la cerise sur le gâteau ! Merci, car non seulement la cerise était là, mais en plus elle était délicieuse. Les personnes que vous êtes, le soin et la passion que vous mettez dans votre travail, le respect que vous avez pour vos clients et vos collaborateurs… Tout cela m’a beaucoup touchée. » À celui de Pascal, un dirigeant qui nous a confié le Portrait personnifié d’un objet très atypique : « Tout est dit avec simplicité et grandeur ; l’excellence est bien là, c’est un travail d’orfèvrerie ! L’Art des belles lettres a maintenant un nom : Trafalgar. » À celui de Sophie, directrice communication d’un groupe leader de son secteur : « Je n’ai rien à redire : vous prouvez que l’écriture est extrêmement puissante quand elle est maîtrisée. » À celui de Bruno, diplomate : « À la lecture du portrait que vous avez réalisé, je ne retranche rien. Vous avez su pénétrer parfaitement le territoire de mes aspirations profondes et les révéler avec beaucoup de subtilité et de délicatesse. Soyez-en infiniment remerciés. Vous êtes comme un cuisinier qui doit sortir un plat d’exception avec des ingrédients qu’il n’a pas choisis et ne correspondent à aucune recette. C’est un exercice d’une exigence rare. Chapeau bas. Ce portrait Trafalgar est un cadeau précieux qui ne quittera jamais mon cœur. J’ai été très honoré et chanceux de pouvoir vous rencontrer. » Et généralement, quand une Maison de luxe ne modifie pas une virgule des réalisations que nous venons de livrer, c’est un retour qui dit tout, et qui ne manque pas de nous toucher.

Quelle est la partie que tu préfères dans ton métier ?

La première lecture des Portraits lorsqu’ils sortent tout juste du four ! C’est un moment précieux, durant lequel l’on voit danser ensemble le besoin client, le talent du Portraitiste, et celui de tous les membres de notre équipe qui se sont réunis en comité de lecture. Mais cette réponse serait incomplète sans évoquer le travail qui m’occupe sur la stratégie de développement de la Maison Trafalgar. Questionner le marché, comprendre ce qui résiste, ce qui est attendu, faire des choix à contre-courant de la concurrence, cultiver cette science du coup d’avance, affiner l’expérience client, et tout faire pour que chacun en garde une trace indélébile… Beaucoup trop d’entrepreneurs font le choix de créer une entreprise pour eux, mais ils semblent oublier qu’elle existe aussi pour leurs clients. Et puis le temps consacré au recrutement. C’est une partie qui réclame énormément d’efforts et d’implication émotionnelle, car lorsque l’on entre chez Trafalgar, l’on n’arrive pas comme dans un moulin, l’on prend ses marques dans une Maison. Les Portraitistes historiques arrivés quelque temps après la création de l’entreprise sont toujours là pour développer la Maison Trafalgar avec talent ; quand j’ai rencontré Benjamin, j’avais 23 ans – j’en ai 30 aujourd’hui. Entretemps, il est devenu papa deux fois, c’est peu dire que nous en avons vécu ensemble ! Maxime, lui, a commencé correcteur, il est devenu Portraitiste, et a désormais évolué en tant que Responsable de la production et des comités de lecture, que j’étais encore seule à diriger. Gilles est là depuis bientôt deux ans, et affirme voir Trafalgar comme un véritable projet de vie. Il n’est pas seulement question d’évolution d’un style d’écriture ou de carrière, mais d’évolution personnelle, et qu’il s’agisse de Portraitistes ou d’autres postes essentiels à notre Maison, comme la communication ou la gestion de projet, c’est pour moi très fort d’imaginer avec quels autres talents nous allons avoir le plaisir d’avancer et de grandir.

Comment sens-tu qu’un talent peut intégrer la Maison Trafalgar ? 

Cela ne relève jamais d’un sentiment personnel. Qu’il écrive ou non, il est essentiel pour notre équipe que ce talent vibre autant que nous pour la mission de l’entreprise. Il est important qu’il partage notre précision, notre exigence, et surtout notre goût des autres. Si l’intériorité me touche, parce qu’elle donne toujours beaucoup de couleur à une personnalité, il me semble délicat d’intégrer la Maison Trafalgar si la rencontre vers l’autre représente un effort.

Quelles sont, selon toi, les plus belles réussites de Trafalgar ? 

La Maison Trafalgar a fêté son 7e anniversaire en novembre dernier. Si 7 ans est l’âge de raison, alors ces 7 belles années nous auront donné raison d’avoir :
– Inventé notre métier de Portraitiste sur un marché de niche ;
– Élaboré, puis perfectionné un processus de création qui ose faire confiance aux talents et au temps long ;
– Démontré combien l’écriture pouvait être le socle d’une entreprise pérenne ;
– Porté l’amour des mots au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans les universités, les comités de direction, les conseils stratégiques de la Métropole, mais aussi dans des lieux aussi cruciaux qu’une maison d’arrêt ;
– Ciselé une signature textuelle forte sans rentrer dans le rang des marques blanches ;
– Cru en des profils atypiques, et repéré des potentiels qui se sont révélés au sein de notre Maison d’écriture ;
– Boudé la facilité en internalisant notre savoir-faire et en construisant des carrières, dans une époque où les métiers d’écriture sont le plus souvent précarisés ;
– Dit « non » à des propositions qui nous auraient dénaturés ;
– Démocratisé la littérature en entreprise, en faisant parler les objets, les lieux, les marques et les concepts autant que les femmes et les hommes ;
– Continué d’ouvrir nos portes à tous les acteurs, des startups naissantes aux plus grandes références du monde du luxe, en passant par les entreprises de Métiers d’art, les groupes leaders, les TPE et les PME familiales ;
– Tenu à apporter notre expertise à tous les secteurs, que nos clients soient agriculteurs, stylistes, chimistes, ingénieurs, transporteurs, horlogers, chocolatiers, vignerons, confiseurs, hôteliers, développeurs, franchisés, repreneurs ;
– Donné de notre temps à de nombreux autres entrepreneurs, et soutenu à notre tour les différentes structures d’accompagnement qui nous ont vu naître ;
– Témoigné de notre fidélité à des photographes, illustrateurs, graphistes, traducteurs, pianistes, sound designers passionnés, partenaires de confiance depuis le début de notre histoire ;
– Diversifié nos domaines d’activité, en développant également nos formations à l’éloquence et à la prise de parole en public ;
– Déjoué tous les pronostics et toutes les prophéties pour réaliser une croissance continue, année après année ;
– Pris autant de plaisir à vivre ensemble, depuis 2015, cette ravissante, touchante, courageuse, ambitieuse, prometteuse aventure entrepreneuriale !

Un développement à l’international est-il envisagé ?

Pas encore ! Nous avons tenu à bâtir une Maison de plus en plus complète, en privilégiant le développement de différentes offres comme le Portrait photographique, le Portrait dessin, le Portrait vidéo ou encore le Portrait audio. Nous tenons à notre croissance organique et mesurée. Nous sommes heureux d’avoir fait le choix d’installer notre Maison de Portraits dans notre ville de Lyon, et d’avoir le plaisir d’y accueillir des clients qui se trouvent partout en France, et à l’étranger – certains se sont déplacés depuis la Nouvelle-Zélande, et plus récemment depuis l’Afrique du Sud pour vivre l’expérience Trafalgar. En revanche, beaucoup de nos clients commandent leur Portrait en français et en anglais, et nous menons aussi des entretiens d’extraction dans la langue de Shakespeare, tout cela est de très bon augure. En même temps, en s’appelant Trafalgar…

Une anecdote liée à ton associée Bérengère ?

Les parents de Bérengère, qui viennent de Haute-Savoie, lui ont donné ce prénom en clin d’œil à une montagne située dans la réserve naturelle des Contamines. Sachant que je suis née à l’île de la Réunion – je me surprends parfois à penser qu’on aurait pu se louper quinze fois dans notre vie… Certains entrepreneurs se plaisent à marteler « qu’importe d’où l’on vient, ce qui compte, c’est où l’on va ! » Cela me résiste complètement. Cette entreprise s’est développée sans tricher, et aucun de nous n’a jamais renié cette notion d’ancrage ; elle est propre à chacun, et elle est une force pour travailler ensemble et se rejoindre ici ; au sein de la « Maison » Trafalgar, un autre point d’ancrage. Comme Georges Perec : « J’aimerais qu’il existe des lieux stables, immobiles, intangibles, intouchés et presque intouchables, immuables, enracinés ; des lieux qui seraient des références, des points de départ, des sources. »


Intervention au Ritz-Carlton Hotel de Genève pour Influence Society

𝐼𝑛𝑡𝑒𝑟𝑣𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑖𝑣𝑒𝑠 𝑑𝑢 𝑙𝑎𝑐 𝐿𝑒́𝑚𝑎𝑛, 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒 𝑀𝑜𝑛𝑡 𝐵𝑙𝑎𝑛𝑐 𝑒𝑛 𝑡𝑜𝑖𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑑… La semaine dernière, les deux associées de la Maison Trafalgar ont eu le plaisir de répondre à l’invitation de notre partenaire Sébastien FELIX, fondateur de l’entreprise Influence Society. L’occasion de faire résonner les mots de notre Manifeste en faveur de l’écriture haute couture dans un lieu aussi mythique que The Ritz-Carlton, Geneva.

« 𝐋’𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐞𝐮𝐫𝐞𝐫, 𝐨𝐮 𝐥’𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐧 𝐫𝐢𝐫𝐞,

𝐀𝐮 𝐯𝐢𝐧𝐠𝐭-𝐞𝐭-𝐮𝐧𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐢𝐞̀𝐜𝐥𝐞, 𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐫𝐞 ! »

Un grand merci aux différents hôteliers genevois présents ; merci pour l’accueil si particulier qu’ils ont réservé à notre Maison, et pour toutes leurs questions – gages d’un très bel intérêt ! 

Bravo, surtout, aux intervenants qui ont joliment ouvert le bal avant que Bérengère Wolff et Marion Derouvroy ne se consacrent au pouvoir de la narration et du Portrait : Sébastien FELIX, sur le sujet du Metaverse et de l’industrie hôtelière ; Marie-Agnès Kerneis de Namastay, sur les solutions techniques innovantes ; Camille Broussin, sur les budgets et la stratégie 2023 des établissements. 

Cécile Lioult, à bientôt pour un prochain évènement SOCIETIES ! 


La Maison Trafalgar célèbre ses 7 ans !

Si 7 ans est l’âge de raison, alors ces 7 belles années nous auront donné raison d’avoir :

  • Inventé notre métier de Portraitiste sur un marché de niche ;
  • Élaboré, puis perfectionné un processus de création qui ose faire confiance aux talents et au temps long ;
  • Démontré combien l’écriture pouvait être le socle d’une entreprise pérenne ;
  • Porté l’amour des mots au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans les universités, les comités de direction, les conseils stratégiques de la Métropole, mais aussi dans des lieux aussi cruciaux qu’une maison d’arrêt ;
  • Ciselé une signature textuelle forte sans rentrer dans le rang des marques blanches ;
  • Cru en des profils atypiques, et repéré des potentiels qui se sont révélés au sein de notre Maison d’écriture ;
  • Boudé la facilité en internalisant notre savoir-faire et en construisant des carrières, dans une époque où les métiers d’écriture sont le plus souvent précarisés ;
  • Dit « non » à des propositions qui nous auraient dénaturés ;
  • Démocratisé la littérature en entreprise, en faisant parler les objets, les lieux, les marques et les concepts autant que les femmes et les hommes ;
  • Continué d’ouvrir nos portes à tous les acteurs, des startups naissantes aux plus grandes références du monde du luxe, en passant par les entreprises de Métiers d’art, les groupes leaders, les TPE et les PME familiales ;
  • Tenu à apporter notre expertise à tous les secteurs, que nos clients soient agriculteurs, stylistes, chimistes, ingénieurs, transporteurs, horlogers, chocolatiers, vignerons, confiseurs, hôteliers, développeurs, franchisés, repreneurs ;
  • Installé notre Maison dans notre ville de Lyon, pour accueillir des clients venus des quatre coins du monde ;
  • Donné de notre temps à de nombreux autres entrepreneurs, et soutenu à notre tour les différentes structures d’accompagnement qui nous ont vu naître ;
  • Témoigné de notre fidélité à des photographes, illustrateurs, graphistes, traducteurs, pianistes, sound designers passionnés, partenaires de confiance depuis le début de notre histoire ;
  • Diversifié nos domaines d’activité pour devenir une Maison complète, experte des mots à l’écrit et à l’oral, en développant également nos formations à l’éloquence et à la prise de parole en public ;
  • Déjoué tous les pronostics et toutes les prophéties pour réaliser une croissance continue, année après année ;
  • Pris autant de plaisir à vivre ensemble, depuis 2015, cette ravissante, touchante, courageuse, ambitieuse, prometteuse aventure entrepreneuriale !

JOYEUX ANNIVERSAIRE TRAFALGAR ! 

Merci à notre talentueuse équipe ; à nos clients historiques et à ceux qui poussent chaque jour les portes de Trafalgar ; merci à nos mentors, familles, partenaires et amis, sans qui nous n’aurions pu faire ce pari fou de redonner ses lettres de noblesse à l’écriture et de transformer une des plus grandes défaites françaises en réussite !


Pour ses 40 start-up les plus prometteuses, STATION F a choisi les formations Trafalgar !

Suite à la rencontre à Lyon réunissant Roxanne Varza, Directrice de STATION F, Grégoire Martinez, Head of Strategic Projects & Communications, et nos deux associées Bérengère Wolff et Marion Derouvroy, la Maison Trafalgar s’est rendue dans le plus grand campus de start-up au monde, pour délivrer une formation aux fondateurs et dirigeants de quarante des entreprises les plus prometteuses de STATION F. Réunis en deux groupes de vingt, les entrepreneurs du classement Future 40 se sont entraînés, pendant plusieurs heures, sous les conseils et les encouragements de Virgile Deslandre, Directeur des opérations & expert en rhétorique et en art oratoire de la Maison Trafalgar.

Grégoire Martinez, Head of Strategic Projects & Communications STATION F : « Au nom de toute l’équipe STATION F, je tenais à vous remercier pour le workshop ! L’exercice n’était pas évident, et les ateliers étaient excellents. Un merci tout particulier à Virgile pour son énergie et sa capacité à leur dire les choses qu’ils ont tout particulièrement appréciées ! “It was one of the most relevant workshops I have ever had on this topic. I think it is great to practice in front of the group and Virgile truly helped us with applicable methods and not just blabla.” / “Super interesting and liberating. I feel more free to explain to the public what my startup is about, instead of just saying what I absolutely think I have to say”… Les feedbacks des entrepreneurs n’ont fait que renforcer mon avis sur la qualité et l’utilité de cette formation ! »

Tous appelés à présenter leur entreprise en anglais, face à la caméra et, indirectement, à six-cents investisseurs, ils avaient déjà bénéficié pour parfaire cette prestation de l’accompagnement de professionnels hautement qualifiés, que nous sommes honorés d’avoir rejoints dans cet accompagnement. Aucun détail n’aura été épargné, et chacun des entrepreneurs aura bénéficié de conseils personnalisés lors de cet atelier exigeant dédié à la rhétorique, à la construction du discours, à la posture et à l’art oratoire.

L’histoire de la Maison Trafalgar plonge elle aussi de profondes racines dans l’écosystème entrepreneurial. Par nos formations, notre accompagnement, nous sommes donc particulièrement fiers et heureux d’avoir apporté notre soutien et notre expertise à ces quarante remarquables personnalités.

Un grand merci à Grégoire Martinez et aux entrepreneurs de STATION F pour leur confiance ! Et bravo pour ce très beau classement !

Future 40. Découvrez le classement des 40 pépites sur les 1000 start-up incubées à STATION F :

Alvie, Gaëlle Jollivet
Katalyz, Thomas Ebrard
Leadjet, Laura Patricia
Payper, Thomas Claassen
HUMANITICS, Grégory Amzel
IMPACT+, Marion Cardona
Crew3, Louis Demeslay
Qivio, Stanislas Soulié
VERDIKT, Christine Heckmann
m-work, Joséphine de Leusse
BROKE AND ABROAD, Mariam N’Diaye
Jimo, Thomas Moussafer
Cyrius, Achille Morin Lemoine
OMENA, Mathilde Neme
Amatera Biosciences, Lucie Kriegshauser
Trout Software, Florian Doumenc
Tremau, Louis-Victor de Franssu
Konect, Hugo Arnoult
Blitz, Clément Bruneau
Notice, Quentin Chantelot
Jamble, Louis de Jenlis
The Serious Gut, Emilie Maret
CrunchDAO, Jean Herelle
Fygr, François Menjaud
Prepera, Jean de Bodinat
Cobbaï, Théobald Le Louarn
Pose AI Ltd, Martin Fisch
Sneakmart, Anthony Debrant
Alpagga, Geoffrey Taïeb
Kumulus, Iheb Triki
PALM, Hela Atmani
Holis, Martin Besnier
Ahrtemis, Charlotte Bellet
Tailor, Guillaume Degermann
Symeo, Arthur Seguin
Leto, Benjamin Lan Sun Luk
YUMON, Mathias Salanon
Bleen, Quentin Lanthier
Qweeko, Martin Bonte
Deep Talk, Juan. José Soto


L’agence de communication Hula Hoop sollicite la Maison Trafalgar pour la rédaction de son Culture Book

Il ne fallut qu’une décennie pour que le petit studio lyonnais, fondé par un couple de publicitaires, ne devienne un groupe d’envergure mondiale comptant plus d’une soixantaine de talents sur plusieurs continents. Afin de fédérer les collaborateurs autour des valeurs qui font le socle de la culture Hula Hoop, son cofondateur Cédric Morel s’est tourné vers la Maison Trafalgar pour l’écriture de son Culture Book. Du grain de folie un peu punk, qui leur fit décrocher leurs premiers contrats, à la progressive prise en maturité et à leur déploiement au Canada, l’agence challenger des marques challenger a su prendre la balle au bond pour anticiper les modes et les tendances à sa propre façon. En compilant une foultitude de souvenirs, en évoquant autant les écueils que les réussites, en convoquant tous ces petits instants agrégés et les anecdotes décalées, notre Maison a ciselé des écrits intemporels ; des lignes à même de rappeler combien Hula Hoop reste fidèle à son esprit originel : celui d’une agence hyper créative et un peu transgressive.

« Avant de devenir cette marque qui se déploie et plus que jamais s’affirme, c’est sur une nappe à pois, dans la cuisine d’un appartement de Décines, qu’un couple de jeunes parents – d’autres diront deux bourriques –, dessinent les premiers contours de l’agence Hula Hoop. Elle, dont l’enfance bercée par les pubs Carambar la mena d’abord vers une carrière de pubarde, lui, le musicien analytique, qui s’est produit dans cinquante-cinq pays avec ses guitares et ses gammes pentatoniques. Les débuts furent ponctués de longues soirées brainstorming, de nuits blanches à coller des timbres sur des enveloppes, d’intuitions, de systèmes D, et de décisions prises au doigt mouillé. »

« En rendez-vous, à chaque fois qu’on nous demandait combien nous étions, on se retrouvait bientôt à dépasser nos propres prévisions : nous sommes passés en trois ans d’une fine équipe de vingt complices aux manches retroussées à plus d’une cinquantaine de talents aux compétences éprouvées ! Et c’est peu dire qu’en donnant un coup de pied dans la fourmilière, nous avions réveillé quelques chafouins qui disaient qu’on se prenait pour des Américains. Ils ne sont pas tombés bien loin, même si l’avenir les démentira : plutôt que le pays de l’Oncle Sam, nous avons opté pour le Canada ! »

« Chez Hula Hoop, tous vous le diront, croiser les influences fait partie de la maison. Sans jamais se contraindre ou s’abîmer dans la norme, ici, on peut tous prendre sa place dans le temps et dans l’espace. On peut être tatouée en salopette, geek à casquette, on peut être adepte des nouvelles technologies ou de rétro gaming, actif sur les réseaux sociaux ou pantomime, bobo urbain, végane, néo rural, on peut cumuler les humeurs, être aussi bien blagueur, empathique, fantasque, rêveur, on peut être passionné de mangas ou d’escrime médiévale, acharnée de Minecraft, dresseur de Pokémons, fondu de Lego, collectionneur à gogo, adepte de la mode ou joueur de saxophone. Tout droit sortis d’une école de com’ ou d’un cursus qui détonne, senior passé par de grandes sociétés ou junior fraîchement diplômé ; qu’ils aient fréquenté les bancs de Sciences Po ou ceux de philo, nous nous devons de rester curieux, d’être tous porteurs d’un même héritage : une histoire que chacun s’approprie et partage. »

« De la nappe à pois originelle aux dernières évolutions, chaque étape de notre développement se flanque d’un brin de dérision. Chez Hula Hoop, on partage tous l’amour du jeu, l’amour des mots, et celui des jeux de mots. On s’amuse de phrases qui ziguent et qui zaguent, d’onomatopées qui électrisent quand elles se lisent comme des tags, des couleurs qui débordent du cadre. Concerts, restaurants, expositions, on aime vivre la culture sous toutes ses coutures, changer d’air au gré de nos explorations. On aime autant s’arrêter le temps d’un pique-nique au milieu d’un théâtre romain dans le Beaujolais, que casser la graine sur de la musique électronique. On se plaît à ne jamais ressembler à une agence mécanique et institutionnalisée. On boude l’élitisme et on favorise les associations insolites, de celles qui nous invitent à mélanger l’opéra et le flamenco. On aime les excentriques, ceux qui postulent aussi bien pour les missions connexes que pour intégrer la clique, avec ou sans cravate ; saviez-vous qu’Hemingway, notre féline mascotte de l’agence canadienne, a six doigts à chaque patte ? »


Les Entretiens de l’Excellence : intervention des associées de la Maison Trafalgar

Nous devons continuer à lutter activement contre les inégalités d’accès à l’enseignement. Une fracture informationnelle au niveau des possibilités post-bac pénalise les collégiens et lycéens des milieux défavorisés et ruraux. Il y a quelques jours, Bérengère Wolff et Marion Derouvroy, les deux associées de la Maison Trafalgar, ont eu le plaisir d’intervenir pour l’association Les Entretiens de l’Excellence ! Elles ont répondu aux questions des jeunes méritants, tout en les conseillant dans leurs choix d’orientation. 

Fondée en 2006, l’association les Entretiens de l’Excellence a à cœur de :

➡ lutter contre les inégalités d’accès à l’orientation,

➡ permettre aux jeunes de se familiariser avec les valeurs et les codes de l’entreprise,

➡ faciliter leur intégration dans le monde du travail,

➡ faire participer plus de 15 000 élèves chaque année aux Tournées de l’Excellence,

➡ leur faire rencontrer des intervenants aux parcours inspirants,

➡ susciter les ambitions de jeunes isolés géographiquement ou socialement.

Ce qu’en disent les participants ?

« Ça donne envie de persévérer et de croire en nos rêves ! »

Depuis 2015, les équipes de la Maison Trafalgar s’engagent également à :

➡ mentorer les entrepreneurs du Studio Sisuu, pour construire un nouveau modèle pour les entrepreneurs de demain,

➡ marrainer des créatrices d’entreprises via le Moovjee, pour accompagner l’entrepreneuriat pour les jeunes,

➡ assurer des formations pour French Tech tremplin, qui travaille à renforcer la diversité et l’inclusion dans le monde de l’entreprenariat, et Sport dans la Ville, la principale association d’insertion par le sport en France,

➡ promouvoir l’entrepreneuriat et participer à une véritable dynamique territoriale, en siégeant au conseil stratégique de La Métropole de Lyon,

➡ organiser des portes ouvertes Trafalgar, chaque année, dédiées aux étudiants d’universités,

➡ prendre soin des carrières et développer l’employabilité des talents littéraires.

Un grand merci à Jean-Felix Biosse Duplan pour son invitation. Et bravo à nos clients Vivlio de s’engager aussi activement !


Alumni Stories, volume 1. Groupe OMNES - Une galerie de Portraits écrits et dessins confiée à la Maison Trafalgar

Inspirer, partager et fédérer, tels étaient les mots d’ordre du groupe OMNES Education, leader de l’enseignement supérieur privé, pour la réalisation d’un très joli book Alumni Stories. Dans ce livret épuré et élégant, nous avons croqué le parcours de différents anciens étudiants issus des treize écoles du groupe, où chaque année, pas moins de 35 000 élèves sont formés. Qu’ils soient entrepreneurs expatriés à l’autre bout du monde ou directeur international d’une grande maison, qu’elles vibrent dans le monde du luxe, soient magiciennes de la réclame ou investies dans une ONG, que leur trajectoire les ait emmenés à Mexico, Dubaï, Brazzaville ou encore Montréal, La Maison Trafalgar s’est attelée à ce que ces Portraits, sublimés de subtiles aquarelles réalisées à la main, puissent incarner la richesse humaine et pédagogique du groupe OMNES Education. Des histoires où s’enchevêtrent les récits personnels, les anecdotes estudiantines et l’intégration dans la vie professionnelle, pour des trajectoires souvent surprenantes et atypiques, et toujours pleines d’émotion et de réussite. La lecture de ce volume 1 se veut pour sûr le meilleur moyen d’unifier une communauté d’anciens diplômés tout en éveillant des vocations pour les prochaines générations.

Extraits de Portraits :

Matthieu Musette

En adepte de prouesses footballistiques qui s’avouait inculte en mécanique, Matthieu a prouvé qu’il était possible de passer de l’univers Materazzi à celui des Maserati. Entre ce vrombissement signature de la GranTurismo, et cette langue de Dante qui s’éploie des mails aux visios, le Responsable commercial favorise la vente sur l’ensemble de la France, s’assurant que la marque de voitures de luxe soit représentée dignement, coordonne les actions des quinze concessionnaires – un sport de concessions qui nécessite son lot d’offres packagées et de subtilité. Et bien qu’il pilote aujourd’hui un maillage d’excellence, Matthieu a démarré sur des bolides moins altiers – une Renault Kangoo jaune grâce à laquelle il livrait le courrier.

Ronan Le Mestre

Tandis que sa grand-mère crépière comblait Ronan des délices de leur terroir, à commencer par les fameuses galettes de blé noir, les porcelaines, les argenteries et le cristal étaient de sortie pour attiser la faim. Et son père jouait le sommelier aux côtés de cette mère qui faisait tourner les fourneaux à plein pour ravir la maisonnée, régulièrement agrandie d’une bande de copains. Car l’amour pour l’élégance culinaire n’aurait su retenir Ronan à Carnac Plage, ni même au sein du territoire hexagonal. Le Directeur international de la Maison de pâtisserie Ladurée a fixé son appétence pour l’ailleurs dès le lycée, lors d’une année à potasser dans l’État de New York. Il atterrit donc à Paris, après avoir été séduit par un cursus en commerce dans une école proposant un programme de niche « en version full english ».

Marielle Postec

Il arrive qu’une vocation frétille dès l’âge des jeux et des marelles, lorsque tout scintille et émerveille ; celle de Marielle jaillit à l’époque où la fillette vécut un premier éveil télévisuel face à une publicité fruitée. Au-delà de cette saynète, elle entrevoit déjà sous le reptile de bric et de broc une dimension fantaisiste qui guidera sa voie. Après une adolescence à se projeter photographe, puis quelques années de jachères juridiques et un master en business international achevé sans grande conviction, c’est au détour d’une conversation en Irlande qu’elle découvre la fameuse école de publicité, située à Roubaix. De manière fortuite, l’évocation de Sup de Création débloque le souvenir de l’animal en plastique, et celle qui se pensait encore un « pur produit de la capitale » s’en dirige vers le Nord.

Coline Amblard

Coline le sait à ce club féministe qu’elle a fondé pour élargir ses lectures : le plus grand des obstacles reste sa propre censure. Alors, pour réveiller ses ambitions de styliste, peut-être même qu’elle laissera ressurgir à la pointe du stylet les inspirations des costumes d’une série d’animation comme Arcane, les cultures et les mouvements qu’elle a appris à identifier, ou toutes ces femmes « fortes et affirmées » qu’elle dessine. Coline sourit à l’adage qui l’a tant vue crayonner : un parcours n’a pas de mauvais sens, seulement celui qu’on veut lui donner.


La malédiction de la rime

Ce n’est pas un secret, la signature de la Maison Trafalgar est affaire de sonorités. Mais il suffit que la concentration se relâche un instant, qu’une distraction s’invite en prime, pour que ressurgisse la rime. J’en viens donc à repousser celles qui voudraient s’imposer, à débusquer de petites espiègles dans les recoins. Point trop n’en faut, nous dit la formule ! Ce qui était ornement peut devenir fioriture.