Trompe-l'oeil

C’est joli, décalé, naïf, jamais agressif, toujours inventif !


10 ans du Fonds Decitre ! La Maison Trafalgar signe le Portrait iconique du Fonds Decitre, et une galerie de Portraits écrits et photographiques

Le dixième anniversaire du Fonds Decitre a été l’occasion pour ses équipes de retracer la fabuleuse démarche de la structure lyonnaise dans son ambition de faciliter l’accès au livre et à la culture pour tous. Le Portrait iconique du Fonds Decitre, comme les différents Portraits de personnalités et de bénévoles engagés, ont permis aux collaboratrices permanentes, aux bénévoles, aux bénéficiaires et aux mécènes, de se retourner sur dix années ponctuées d’actions – les Boîtes à Lire®, Les Maraudes Littéraires, le Prix du Petit Libraire, Lire & Sourire –, de moments partagés et d’expériences concrètes sur le terrain, pleinement dévouées à l’éducation, au plaisir, mais aussi aux nécessités de la lecture !


Guillaume Decitre, ancien dirigeant du groupe de librairies et Président de Vivlio, confie son histoire à la Maison Trafalgar 

Sensible à la mission littéraire de la Maison Trafalgar et à l’expérience singulière de l’entretien d’extraction, Guillaume Decitre a profité du double anniversaire – 10 ans du Fonds Decitre et 10 ans de l’entreprise Vivlio –, pour s’autoriser à arrêter le temps, vivre cet exercice de réflexion aux côtés de nos équipes, et leur confier la rédaction de son histoire. Afin de dépasser l’unique facette de dirigeant que l’on retrouve dans pléthore d’articles de presse, d’entériner l’entrée du patrimoine littéraire dans l’ère du tactile et du pixel, de ses premiers élans d’entrepreneur aux États-Unis à la création de Vivlio, en passant par la direction des librairies Decitre et ses engagements plus personnels, le Portrait de Guillaume Decitre s’attache moins à la chronologie qu’au fil rouge émotionnel qui a su coudre ses initiatives plurielles.  

Extraits du Portrait de Guillaume Decitre :

Si le livre papier a longtemps imprégné sa fibre d’entrepreneur, lui a ouvert un parcours fait de reliures et de reliefs, le Président fondateur de Vivlio et du Fonds Decitre ne peut s’empêcher de suivre son goût pour l’initiative qu’il ne considère qu’au multiple ; traversées à la voile et projets philanthropiques, engagement écologique et détermination à transformer le secteur du livre. Durant son enfance, Guillaume furetait alors dans la bibliothèque parentale parmi des ouvrages qui promettaient une jolie pause, entre les vers et les proses ; s’immisçait avec quelques petits fours dans le repas des grands et y restait jusqu’au dessert, bercé par les anecdotes des écrivains à qui les Decitre proposaient gîte et couvert.

L’ancien spécialiste en capital-risque a de toute façon toujours mesuré les paris qu’il prenait en écoutant aussi bien les tendances et les indicateurs que les battements de son cœur. La frustration d’avoir perdu sa bibliothèque numérique en changeant de pays suffit d’ailleurs à amorcer l’odyssée Vivlio qui, depuis plus d’une décennie, s’assure que la légitimité de sa marque de liseuses et d’ebooks ne fasse plus aucun doute. Dans la même lignée, une virée épatante en parapente a mené Guillaume à sauver de la faillite le magazine référence de la discipline, et la disparition brutale de son ami d’enfance Christophe Mérieux, qui s’était consacré tout entier à la médecine, l’a marqué jusqu’à donner au deuil la forme d’un fonds de dotation. Il créa le Fonds Decitre pour rendre une part de ce qu’il avait reçu sans l’avoir demandé et faciliter l’accès au livre auprès d’un large public : personnes à la trajectoire cabossée par la rue, lecteurs en herbe ou qui s’ignorent, écoles, hôpitaux et établissements accueillant les seniors.

En dépit de sa discrétion et d’une retenue ne laissant pas souvent transparaître tout ce qui le passionne et le secoue de l’intérieur, c’est à travers cette promesse que la suite sera romanesque que l’esprit du dirigeant s’aligne, que l’homme se livre. Pour Guillaume, l’histoire se poursuit de la manière dont il anime ses conférences littéraires – habité qu’il est, chaque fois qu’il s’éloigne de la trame. Car aux récits rectilignes et aux périphrases qui tournent en rond, il préférera toujours le panache d’autres figures de style. Des partis pris qui s’évasent en oxymores à ces allégories, ces rêves un brin échevelés, son cheminement n’est autre qu’une gradation singulière, écrite à main levée.


Sortie du livre de Portraits écrits dédié aux 25 ans de FormaSup !

L’ouvrage 25 ans, la belle histoire est imprimé ! Un écrin élégant, tout en noir en blanc, qui valorise ces années consacrées à soutenir le développement de l’alternance dans l’enseignement supérieur, et s’intéresse au regard de celles et ceux qui ont participé à la construction mais aussi à la transformation de ce CFA d’exception. Un ouvrage qui se feuillette autant qu’il se dévore d’une traite, et que la Maison Trafalgar est fière d’ajouter à sa grande bibliothèque composée de livres qu’elle a écrits et élaborés.

Un grand merci à la direction de FormaSup ARL pour leur confiance, ainsi qu’à nos talentueux partenaires : Romain Chambodut à la photographie et Loïc Cardon studio:mate à la conception graphique. 

Retours de l’équipe FormaSup :  

“Je redoute de ne pas avoir le propos approprié pour exprimer toutes les émotions suscitées par le livre des 25 ans depuis notre échange dans votre Maison, jusqu’à la réception de l’exemplaire dans mon bureau. Le tout est simplement magique ! J’ai été très touchée par ce portrait, c’est vraiment de la haute couture, d’une beauté extraordinaire. Je souhaite témoigner que vous êtes les maïeuticiens discrets et ô combien bienveillants de cette « Betty insoupçonnée ». J’ai surtout été agréablement surprise par les réactions unanimes de mon environnement familial et professionnel. J’ai le désir ardent d’exprimer à toute la talentueuse équipe de la Maison Trafalgar, ma sincère gratitude.” Betty Ba

“L’exercice était vraiment très intéressant, car il permet une vraie prise de recul sur sa personne et sur son parcours. Tout est fidèle, vous êtes très doués ! L’expérience m’a beaucoup touché.” Jacques Comby

“Chapeau et félicitations pour ce portrait que je n’attendais pas ! Je ne me permettrais pas de toucher à la moindre pierre de cet édifice. C’est ce que j’ai dit en confiance au portraitiste, c’est ce qu’il a entendu et transcrit ; c’est vrai, et cela doit rester ainsi. J’ai hâte d’avoir votre livre entre les mains !” Max Marcadet

“Ces témoignages et portraits sont excellents : touchants, sincères et engagés. Bravo à vous pour votre travail sur cet ouvrage fantastique !” Abdeltif Mezziouane

“Just one added thing : Trafalgar has won this magnificent battle ! Remembering our history…” Olivier Marion


MOT À MOT - L. MAUPOMÉ

MOT À MOT avec Laurine Maupomé, Responsable Communication, Maison Trafalgar.

Le mot excessivement employé par votre secteur, dont vous vous êtes lassée ? 

Visioconférence. Même s’il est pratique et très au goût du jour, je trouve ce mot à rallonge, plutôt dénué de charme. 

Le mot qui vous démarque, que vous êtes fière d’avoir trouvé ? 

Aramousilles. Ce terme démesurément argotique renvoie aux restes d’un grand festin. Bien qu’absent des résultats Google, j’assure qu’il est tout de même très emprunté dans le sud-ouest de la France, où sont mes racines !

Le mot réflexe, dont vous aimeriez personnellement vous débarrasser ? 

En soi. Hélas, le prétexte est toujours bon pour le positionner au début ou à la fin d’une phrase…

Le mot qui fâche dès que vous l’entendez ? 

En vrai. Parce qu’il y a du faux ?

Le plus joli mot de votre métier ? 

Parenthèse. Au-delà de se lire et de se découvrir au travers de notre signature textuelle, nous souhaitons que nos clients s’autorisent à arrêter le temps, pour vivre la précieuse expérience de l’entretien d’extraction.

Le mot qui fait rire, auquel vous êtes joyeusement attachée ? 

Cucurbitacée. Mais comme peu de personnes savent de quels légumes il s’agit, rares sont ceux qui ont l’occasion de prononcer cet enchaînement de syllabes cocasse.

Le mot peu utilisé, qui mérite d’être réhabilité ? 

Sollicitude. Il est si doux et délicat, qu’il mérite toute notre attention.

Le mot qui fait rougir, qui ne manque pas de vous toucher ? 

Osmose. Des antennes se dressent au-dessus de ma tête et se mettent à frétiller lorsque ce mot croise mon chemin.

Le mot dont l’orthographe ou le sens vous fait toujours douter ? 

Et cetera. La locution issue du latin, en particulier dans sa version abrégée : etc. La lettre “T” avant la lettre “C” ou la lettre “C” avant la lettre “T” ?

L’anglicisme qu’on préfère en français ? 

Brainstorming. Je préfère autant le remue-méninges ou la tempête sous le crâne !

Le mot qui a de l’allure, qui porte une queue-de-pie, qu’on amène en soirée ?

Corrélation. J’aime bien l’utiliser dans une conversation pour évoquer ce fameux rapport réciproque.

Le mot qui met tout le monde d’accord ? 

Chocolatine. Quoique…

Le mot de la fin ?  

Remembrance. En référence à l’écrivaine Maya Angelou qui disait : “Les gens oublieront ce que vous avez dit, ils oublieront ce que vous avez fait, mais n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir.


Extraits : MAPED

Écrits coutures

La souplesse d’une règle
Il paraît que c’est l’exception qui confirme la règle. Face à une Twist’n Flex, tout Mapédien pourrait s’interroger : une règle doit-elle être droite ou tendre vers la flexibilité ? Est-elle pensée pour être rigide ou se contorsionner, pour instaurer l’obéissance ou faire preuve de souplesse en questionnant les limites et le sens ? Sa transparence autorise-t-elle à jouer avec, à détendre les positions, à faire que chacun adapte ses règles de conduite à sa façon ? Tour à tour antisèche ou catapulte, la règle rappelle ce penchant cher à l’enfance, à vouloir faire comme les grands mais pas comme les adultes. Force est d’admettre que les règles dépendent de l’enjeu : dans une moindre mesure, il s’agit de trouver le juste milieu. L’on peut être obligeant sans se sentir obligé, l’on peut être exigeant en étant affable et bienveillant. Qui a encore envie de se faire taper sur les doigts, juste pour que cela file droit ? Une fable contait déjà les vertus de la plasticité : ce qui plie ne rompt pas.

Les vertus d’une gomme
Ronde, blanche ou colorée, en forme de parallélépipède ou d’animal à pieds palmés, si la gomme ne se tient jamais loin du crayon, c’est bien que recommencer est le propre de l’innovation. Plutôt que de l’utiliser, l’on pourrait se contenter de rayer à l’infini, mais puisqu’une gomme s’érode dès qu’elle se frotte au papier, c’est comme si elle refusait que l’on puisse faire fausse route indéfiniment. Il est humain de se tromper, d’avoir conscience de ses limites, le tout est de s’assurer que la gomme ne s’use pas plus vite que le crayon. Car à chaque fois que la paume donne un coup sec et mesuré, à chaque fois que le souffle repousse les pelures sur le côté, un enseignement indélébile imprègne le brouillon : l’on ne repart pas de zéro, les yeux fermés, mais bien sur un socle de réflexions chaque fois alimenté.

L’adaptabilité du compas
Compagnon de la première heure des astronomes, des cartographes et des explorateurs, il est des symboles que peut revêtir le compas, dont les premiers exemplaires en laiton remontent jusqu’aux origines de Maped. Il s’inscrit dans nos valeurs comme dans notre histoire, et s’il accepte de ne pas tout savoir, il est cette boussole qui montre la voie, toujours à la pointe lorsqu’il s’agit de concevoir. Dans une ère où le management est une question centrale, quand le compas délimite des cercles vertueux autour de son axe, il prouve que l’équité préside à tout. Si l’on ne peut incliner l’une de ses jambes sans que l’autre ne se déplace selon le même degré, c’est bien que l’autonomie dépend de l’adaptabilité. Il faudra toujours que la première branche pique un point précis pour que la seconde brosse des ronds à l’envi. Et à trop les éloigner, l’instrument se met à plat, incapable de tracer quoi que ce soit !

De la mission d’entreprise à la vision du management
Que vous soyez technicien, as de la conception, prem’s au support ou sur la ligne de production ; que vous soyez la turbulente, le résistant, le petit malin aux récits truculents, la timide du fond, l’éternel retardataire, l’attentif toujours partant pour aider, que vous soyez manager ou managé, adepte des initiatives verticales, transversales ou horizontales ; celui qui trouve tout génial ou qui doute de l’intérêt d’une telle évolution managériale, celle qui prône l’exemplarité, la méritocratie, l’autorité ou même l’entreprise libérée, celui qui se projette – persuadé que le changement se concrétisera –, ou celle qui ne croit que ce qu’elle voit : chacun chez Maped peut contribuer à l’avancée Technique, Humaine, Entrepreneuriale ou Organisationnelle, au renouvellement du management qu’il soit hiérarchique ou fonctionnel. Qu’importent le caractère, la couleur du col, le diplôme ou l’école, qu’importent les facultés, le métier, le niveau d’ancienneté, dès aujourd’hui et pour demain, la transformation managériale est entre vos mains.

Ode à la créativité
Pour redessiner le monde, établissez un cahier des charges, mais avant d’en remplir les pages, autorisez-vous à griffonner dans les marges. Notez tout ce qu’il vous passe par la tête : des mots à la queue leu leu, des remarques que vous pensiez bêtes, des adages, des idées qui ne sont pas à l’abri de compter dans le prochain virage. On se fiche du prétexte ou du motif, ce n’est pas en restant sage que l’on devient audacieux et créatif ! Créatif, comme à l’âge où il était valorisé de lever la main pour participer, à l’âge des cartables et des craies ; audacieux, quand de la pointe d’un crayon indomptable, vous barbouilliez déjà au-delà des traits pour réinventer votre rapport à autrui. Vous vous plaisez aujourd’hui à transformer, crobarder, raturer, effacer, puis à refaire, loin des courants et au plus près des rêves d’enfant. Pour en remonter le flot : foncez tout droit, en pas chassés, en pas de travers, puis recommencez encore une fois, mais à l’envers.


Extraits : VIVLIO

Portrait de collaborateur, Johan 

Le jeune garçon qui rédigeait ses premières instructions en langage BASIC sur l’antique Thomson MO5 parental, le collégien qui reproduisait des briques de Lego en trois dimensions, et bidouillait sa calculatrice pour en faire une console de fortune, ont sans surprise laissé place à l’étudiant studieux de l’INSA. Johan alimenta très tôt son imagination, par les robots d’Asimov et autres Honor Harrington, par les vaisseaux spatiaux et les paradigmes spéciaux. Mais à son firmament littéraire se déversent les épices de Dune, cet univers tentaculaire dont il arpenta les sables à en perdre pied, des livres papier aux jeux de stratégie épiques, en passant par le premier titre, une aventure en point and click.

Portrait de collaboratrice, Lucile

Fervente littéraire passée par les classes préparatoires hypokhâgne, autrefois membre du jury du prix d’un magazine féminin, Lucile cultive des goûts éclectiques ; s’ils ne s’amoncellent pas dans quelques recoins, c’est dans son imposante bibliothèque que les albums jeunesse côtoient les grands classiques, les ouvrages de fantasy, les romans graphiques, les guides touristiques, sans oublier les BD féministes. Lucile a beau être enivrée par l’odeur de l’imprimé, elle a pu trouver dans la liseuse Vivlio un support privilégié pour sa passion et s’en fait volontiers l’ambassadrice. Si par moments, entre les embruns du papier et le confort du numérique, son cœur balance comme un pendule, Lucile a tout d’une funambule, ou presque – qu’importe le flacon, pourvu qu’il soit livresque !

Portrait de collaborateur, Damien 

Titulaire, à l’origine, d’un Master Ingénieur spécialité Traitement du signal, c’est dans la sphère musicale, en tant que guitariste, que Damien tenta de distiller ses arpèges. Il avait beau arpenter les estrades avec son groupe semi-pro, malgré la puissance de ses riffs et la stridence de ses larsens, l’ancien élève de l’École Centrale de Nantes opta finalement pour d’autres scènes. Chemin faisant, il s’arrima quelques années à son poste de chef de projet dans une plateforme multimédia, avant que ses responsabilités n’évoluent, « basculent » à celles de Product owner. Découvrant peu à peu le véritable potentiel de ce métier pour le moins inhabituel, et puisqu’il est de ceux pour qui l’imprévu fait le sel de l’existence, c’était précisément pour en retrouver la saveur que Damien tenta sa chance ailleurs. À peine eut-il démissionné de son ancien travail dans la capitale, à peine fut-il en disponibilité sur le marché de l’emploi, qu’un chasseur de têtes au nez creux saisit combien son profil conviendrait à Vivlio. Ses comptes à sec, un sac et son chat comme compagnons de voyage, Damien brûla ses derniers vaisseaux, et débarqua « un peu à l’arrache » sur les quais de Perrache.

Portrait de collaborateur, Jérôme 

Cet Auvergnat, qui sans façon, puise dans l’effort sportif une partie de cet entrain, des terrains de rugby, où il se défoulait naguère, aux eaux lacustres qu’il transperce de son wakeboard, maintient en ligne de mire l’ivresse des podiums. S’il ne se revendique pas forcément grand lecteur devant l’éternel, bien qu’épris d’histoire française ou de civilisations gréco-romaines, ce sont surtout les contours de la saga Star Wars que Jérôme se plaît à éplucher sous toutes les coutures, les films, bien sûr, sans omettre la littérature. Ainsi, quand il ne vagabonde pas dans les environs de Tatooine en compagnie d’Obi-Wan et de Han Solo, c’est en mode hyperespace que Jérôme turbine au sein de la galaxie Vivlio. Conscient de la force qui est en lui, au credo de maître Yoda, l’intrépide padawan transiger ne saurait – fais-le ou ne le fais pas, mais il n’y a pas d’essai.

Portrait de collaborateur, Rémi

Quand il ne se lance pas à l’assaut des GAFA avec un entrain digne d’un Don Quichotte, ce Gone pur et dur se glisse volontiers dans ce rôle de trouble-fête venant chambouler le marché livresque, balançant le pied dans une fourmilière pétrie depuis belle lurette de manières et de ronds de serviette. Ni poète ni rat de bibliothèque, Rémi confesse d’ailleurs une appétence perfectible pour les belles lettres. Tout « nano lecteur » qu’il s’estime, versant davantage dans les aspérités du codage que dans le tourbillon des rimes, Rémi s’amuse à colorer les conversations de l’un de ses adages, d’un bon mot baroque perdu dans les âges.


Expression explicitée : Courir sur le haricot

Pourquoi dit-on de quelqu’un qu’il nous « court sur le haricot » ? Dans cette expression, il n’est pas question d’un légume, mais plutôt d’un orteil. Dans le même temps, au XVIe siècle, on utilise le verbe « courir » pour remplacer le verbe « importuner ». “Courir sur le haricot”, signifie donc littéralement « marcher sur les pieds », c’est-à-dire « casser les pieds » de quelqu’un ! Au XIXe siècle, le verbe « haricoter » fait d’ailleurs son apparition pour désigner une personne mesquine en affaires, qui négocie sur des détails insignifiants, et qui, du coup, nous agace beaucoup.