Extraits : Ateliers Pictet

Extraits du Portrait iconique de marque :

« Ici, la branche d’une fougère semble se frayer un chemin entre les panneaux ; là, des chevaux émergent à même la matière. La finesse des nervures rivalise avec celle d’une sculpture ; une installation de stalactites recrée une atmosphère de caverne scintillante. Ouvragées pour chatoyer, teindre ou tamiser, les créations Pictet ne sont pas réfractaires à la légèreté ; elles s’amusent même avec les lois de l’optique. Les proportions s’altèrent pour bousculer les repères, la lumière se dompte, se piège, ricoche, se démultiplie. Jeux d’épaisseurs, de déformations, de profondeur. »

« Pour réinventer cette discipline qui n’admettait jusqu’alors que peu de contrastes, il fallut bien toute l’énergie d’un iconoclaste. Sans savoir où la recommandation d’un ami allait le mener, Bernard Pictet atterrit en 1977 dans l’atelier parisien de l’artisan verrier Jean-Gabriel Druet. Très vite, son diplôme en droit disparaît devant tout ce qu’il voit et tout ce qu’il fait. Se lançant d’emblée dans un apprentissage, Bernard discerne aussi les potentialités d’un marché encore peu exploité. À l’époque, l’on avait fait le tour du verre, en mentionnant les plateaux de table, les vitrines et les cloisons dans les banques d’affaires. »

« À l’heure où les intelligences artificielles et les machines répliquent à la chaîne des produits tristement identiques, l’Atelier Bernard Pictet laisse s’exprimer le génie de la main. Ici, chaque verrier-graveur maîtrise l’inclinaison du burin pour percuter la surface à l’angle parfait, et creuser la matière sur un à trois millimètres. […] La brosse gratte avec délicatesse pour obtenir un rendu racé ; la pointe de diamant effleure à peine pour déposer son tracé. Il faut deux ans au sein de l’Atelier Bernard Pictet pour acquérir ce savoir-faire – même lorsque l’on vient du verre. Taillant avec la scie, modelant avec le jet de sable, ce talent nécessite autant de vigilance que de confiance dans le geste, que la surface soit plate, concave, ou convexe. La moindre déviation pourrait engendrer une fissure, car le verre n’est pas une feuille que l’on gomme, une ardoise que l’on efface, une toile que l’on recouvre. »


Extraits : Evian Resort

Portrait iconique de l’Hôtel Royal

Remonter aux sources de l’Hôtel Royal revient à saisir le magnétisme d’Évian-les-Bains et les vertus d’une eau stupéfiante, qui s’affichait jadis en bonne place sur les prescriptions médicales. C’est rencontrer des générations de thermalistes en quête de bien-être, de sportifs aguerris, de familles d’habitués, et de vacanciers ébahis. C’est encore voir éclore un tourisme lacustre apprécié de l’aristocratie qui, dès la fin du XIXe siècle, fut confrontée à une lacune de taille : se loger dans cette petite commune de quelques milliers d’habitants. Pensé dès ses premières esquisses comme le « plus bel hôtel d’Europe », l’Hôtel Royal le fut aussi en l’honneur du roi Édouard VII d’Angleterre.

Le futur établissement a pour vocation d’épouser le dandysme de ce monarque qui bousculait alors les codes du raffinement par de nouveaux tons. En substituant le smoking à la queue-de-pie, il légua à l’hôtel un nom, un certain état d’esprit. Inauguré en 1909, l’Hôtel Royal s’anime dans la foulée de l’insouciance mondaine et répond aux attentes souveraines ; empereurs, sultans, et maharadjas y ont séjourné, tout comme la Reine Élisabeth II ou le Prince Aga Khan III, qui disposait d’appartements privés.

Les vedettes de l’âge d’or d’Hollywood telles que Rita Hayworth se sont permis d’ouvrir ici une parenthèse dans leur vie outre-Atlantique ou plus largement dans leur vie musicale, comme Ringo Starr, le batteur du groupe The Beatles. Et puisque de ses fenêtres, le lac apparaît tel un miroir tendu à la voûte céleste, l’Hôtel Royal a aussi eu le plaisir d’attirer les artistes d’avant-garde, les plumes et les poètes. De Proust à Modiano, ils sont nombreux à avoir gratifié les lieux de leur génie, à avoir été inspirés par les lieux pour enrichir leurs écrits, au point de laisser parfois une griffe entre les pages du livre d’or. 

 

Écrit ADN de l’Hôtel Ermitage

Outre les souvenirs qu’il forge chez celles et ceux qui ont franchi son seuil, l’Hôtel Ermitage aurait beaucoup à raconter sur toutes les époques qu’il a traversées. Derrière ses menuiseries qui rappellent les emblématiques colombages, sous sa toiture à l’accent aussi british que bucolique, l’Hôtel Ermitage a toujours adressé à ses invités la plus grande attention. À son ouverture en 1909, il reçoit d’abord une clientèle prestigieuse composée de familles de nobles et de notables, sous le charme de l’architecture de ce chalet au style anglo-normand.

Durant les années cinquante, il se transforme en hôpital ; les vacanciers en quête de calme laissent place à des patients reprenant des forces dans ce cadre propice au repos. Ce n’est qu’en 1991 que l’Hôtel Ermitage est réhabilité dans ses fonctions initiales. Racheté par la Société des Eaux Minérales d’Évian, il devient cet établissement hôtelier épousant pleinement son environnement. Après la rénovation menée par le décorateur Patrick Ribes, l’hôtel devient un véritable cocon. Les matières minérales, le bois et ses teintes chaleureuses façonnent une atmosphère des plus douces.


Extraits : Pascal Mathieu

Portrait iconique de marque :

« Pour Pascal, les embranchements et les virages ont précédé les branches et les montures qui habillent les visages. Avant d’insuffler à sa marque toute sa multiplicité, il a commencé par écumer de nombreux pays, aux côtés de parents ingénieurs-bourlingueurs. (…) Alors qu’il faisait sauter les plombs du lycée français de Vienne durant les travaux pratiques, Pascal démontrera que les exploits pyrotechniques n’empêchent pas la réussite académique : il choisit l’École Polytechnique. Rejoindre l’X n’aurait pourtant su résoudre l’équation. Comme toutes les étiquettes le démangent et qu’il aime les sauts dans l’inconnu, cet épris d’indépendance s’affirme dans l’incongru. La finance accueillera pour un temps Pascal parmi ses dédales de chiffres. Les différents dossiers, sur lesquels le touche-à-tout a focalisé sa curiosité entrepreneuriale, annonçaient sa volonté latente de se lancer à son tour. Ces années seront saupoudrées de périodes durant lesquelles il s’inscrit à la Sorbonne et à l’École du Louvre pour s’initier à l’Histoire de l’Art, quand il ne partait pas dans les cordillères népalaises, où le sport extrême démarre à chaque falaise. »

« Avouant ses penchants « overthinker », Pascal est de ceux qui n’étudient jamais assez. Avant d’aboutir à sa demi-douzaine de prototypes en acier, à ses vingt ébauches en acétate, il fait volontiers défiler plus de deux-cents croquis pour saisir la silhouette adéquate. Et il peut bien solliciter les experts du verre, le designer puise dans d’autres secteurs, il taquine d’autres optiques : une esquisse de Léonard de Vinci, un choc pictural devant Paul Cézanne peuvent être autant de sésames ouvrant sur de nouvelles approches. Parce qu’il a épousé cette volonté de déconstruction que prônait Pablo Picasso dans ses tableaux, les lunettes conçues par Pascal se découvrent par couches successives et juxtapositions. Elles n’empruntent d’ailleurs pas qu’aux palettes de grands maîtres. Tous les domaines peuvent donner naissance à un modèle iconique – la micromécanique, les technologies numériques, ou les arts graphiques. »

« Pascal Mathieu n’est pas qu’une marque qui élabore et raisonne ; la vision qu’elle apporte est aussi celle du fun. Comme elle s’émeut devant une vache aperçue de la fenêtre d’un train, elle continuera (…) de s’autoriser toutes les idées, de prôner cette allure décontractée, cet esprit thèse, antithèse, synthèse qui représente si bien la classe à la française. En atteste l’objet qui ne quitte jamais le bureau du fondateur. Un objet peaufiné au micromètre, tout d’acier brossé, d’aluminium sablé, et gravé au laser de la signature de la marque Pascal Mathieu : la plus sophistiquée des boîtes à meuh. »


Extrait : Domaine des Moriers

Écrits couture :

« Parmi les vallons du Beaujolais où les vignes côtoient les bois, les champs et les pâturages, la richesse de la terre répond à la beauté des paysages. Au Domaine des Moriers, la culture bio a rendu aux parcelles ce qu’elles ont de si vivant. Revenir au bon sens, faire confiance à l’immunité des plantes, aux auxiliaires diligents que sont les nano-champignons et autres mellifères. Privilégier le labour du cheval, favoriser l’aération des sols pour développer le réseau racinaire. »

« Dès qu’ils portèrent leur verre à leurs lèvres, Dominique Cor et François de Nicolaÿ furent conquis par le caractère d’un Beaujolais digne d’être défendu. En rachetant le chai de deux frères en 2018, les deux amis réalisèrent un assemblage comme on en voit peu dans les parages. […] Cette démarche en duo se poursuit d’ailleurs aux fourneaux. Les compères se retrouvent dans la passion culinaire, qui les fait revisiter le ragoût de homard de l’Île de Sein, sous le mentorat d’un chef doublement étoilé. Aussi, les bouteilles des Moriers accompagnent à merveille ces deux épicuriens quand l’un prépare un poulet de Barbezieux comme au temps des aïeux, quand l’autre régale avec un coulis d’étrilles à se damner les papilles. »

« L’idée d’un vin jovial, un peu fougueux dans ses arômes évoquant la terre humide et le sous-bois ; l’idée d’un vin sérieux, qui surprend par ses notes fleuries ou fruitées – et même épicées. Le secret était trop bien gardé : un Beaujolais peut être un vin de garde ; quitte à surprendre l’opinion, nous soutenons que la valeur de nos cépages s’accroît même avec l’âge. Du verre dégusté entre amis aux dîners gastronomiques, les millésimes du Beaujolais embrassent toutes les occasions. Il n’appartient qu’à vous de faire du Domaine des Moriers le début de votre exploration. »


Extraits : Focus

Portrait produit personnifié :

« Avant de rehausser les salons des particuliers, j’ai osé m’exposer dans d’autres, plus événementiels, à la vue de tous les professionnels. Engoncé dans un stand minuscule – toutes proportions gardées –, l’on me dévisageait avec une certaine curiosité. Et c’est dire si j’ai essuyé bien des regards de travers ! Je me souviens encore de mes premières présentations où la moquerie succédait à la stupeur. Soucoupe volante, grenouille et même mérou, j’ai depuis passé l’éponge sur ces railleries, tant je suis devenu objet de rêverie. Des architectes à l’avant-garde, des designers, et des passionnés en quête de nouvelles perspectives m’ont fait gagner un succès d’estime dans le milieu. Mes premières flammes ont certes éclairé des voûtes médiévales, je pris bientôt mes aises dans des résidences ultra contemporaines, en affirmant ma présence centrale. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si je m’accommode mieux des intérieurs minimalistes : je me détache d’autant plus que les meubles sont bas, que les espaces sont dépouillés de tout apparat. »

« Il faut dire que deux années de recherche et développement furent nécessaires pour me parer d’une vitre, fermer mon foyer, et parfaire ma flamme. Afin de rester dans les rails du progrès et des transformations sociétales, j’ai passé des mois sur le banc d’essai, des semaines pour satisfaire les capteurs d’émission de CO2. Il me fallait une nouvelle technicité, prendre un nouveau souffle pour préserver la qualité de l’air. Au fil de mon évolution, j’ai également gagné en sophistication : alors que je n’étais composé que de dix pièces à la base, les cent-cinquante qui m’habillent à présent demandent aux chaudronniers un travail de dentelle lors de mon montage. »

« Certains ont voulu changer mes dimensions, d’autres me déformer pour me conformer à d’invraisemblables installations qui m’auraient fait perdre en élégance et en grâce. Savoir dire non est sans doute ma façon de rester exclusif, de rappeler qu’un GYROFOCUS se mérite. En facétieux, j’esquive les modes et les tendances : sur l’époque que je traverse j’ai toujours cherché un temps d’avance. Chaque génération qui me découvre reste comme envoûtée par mes lignes altières, s’imaginant peut-être encore que j’ai été conçu hier… »


Extrait : Baccarat

Écrits couture :

« Réinterprétations des œuvres d’exception Baccarat, les pièces de la collection Haute Couture incarnent le savoir-faire de la Maison autant dans son histoire que dans sa célébration. Qu’elles soient Éclats de Lumière et riches d’ornements ou Reflets Graphiques épurés, chacune de ces réalisations retrace un univers et une époque. (…) Et pour façonner cette collection, la connaissance ancestrale se marie à une étonnante chorégraphie : magiciens du souffle, maîtres de la taille ou prodiges de la gravure, tous savent combiner l’intelligence de la main et de l’œil à celle de l’esprit. »

« Car en préambule de ces jours investis sur leurs arabesques, il y eut des décennies pour affûter un geste. En leur proposant de prendre part à cet héritage, la Maison Baccarat offre à ses artisans le plus bel hommage. Pour que jaillissent ces créations, il fallut convoquer un large répertoire de savoir-faire, des centaines d’esquisses, des torrents de cristal en fusion. Chaque pièce de la collection Haute Couture célèbre cette émotion si chère à la Maison Baccarat : celle de porter au regard toute l’alchimie de la joie. »


Extraits : Émilie ROZ

Portrait de la fondatrice : 

« Qu’il s’agisse de volumes déjà existants ou en passe d’exister, les bâtiments ont toujours su dialoguer avec Émilie RŌZ. Son penchant pour les ambiances marquées et les associations bien tranchées investissent désormais ces palaces que l’architecte d’intérieur repense à tous les niveaux, ces espaces qu’elle conçoit en partant de quelques traits de stylo. Chiner une trivialité dans les archives d’un hôtel de luxe, l’amplifier pour créer un écrin aux couleurs des années vingt ; rendre un subtil hommage aux origines d’un grand pâtissier en répliquant, au sein de sa boutique, des formes qui rappellent les églises rupestres d’Éthiopie ; transformer un pressing sans âme en une boulangerie haut de gamme : la fondatrice de l’agence ERŌZ révise des lieux en les connectant à un contexte, essaimant des détails qui sont autant de sous-textes. »

« En respectant la cohérence d’un récit fondamental, Émilie le traduit en langage architectural. Chaque projet devient alors porteur de sens et de symbolique, d’une histoire qui s’invente, se réapproprie et se raconte. Sur les rives d’Annecy, un établissement emblématique peut inviter à plonger pleinement dans toutes les facettes du lac : teintes et matériaux prennent en lumière à mesure des étages, comme une douce remontée jusqu’à la surface. Des écailles de poissons stylisées surgissent dans des éléments de décor irisés, rehaussent une tête de lit, donnent discrètement forme à un miroir. Derrière cette exigence intraitable et ces plans millimétrés tracés au porte-mine 0,7, c’est tout un univers qui se déploie. Un univers où le raffinement s’allie à l’audace d’une vision-bonbon, à l’insouciance de croire que le monde tourne toujours rond. Car dans les yeux d’Émilie, l’élégance peut très bien se plaire sous des néons roses ou solaires, et la sophistication naître d’un motif floral ou d’une comédie musicale. » 

« Détentrice d’un diplôme de professeur de yoga, Émilie maîtrise les intérieurs autant que l’intériorité. Et dans chacune de ses réalisations, les notions d’équilibre et d’alignement s’immiscent par un jeu de lumière, une mosaïque de fleurs, ou la réinterprétation de ce que la nature offre de plus spectaculaire. Si les déjeuners sur les chantiers et les réajustements de plans rythment aussi ses journées, le caractère d’une atmosphère doit moins à la fiabilité mathématique qu’à la puissance d’une émotion, d’une imagination en arborescence. Ainsi Émilie entame-t-elle chaque projet par une phase de divagation qui la voit voguer d’œuvres d’art en ouvrages, de fulgurances en croquis, ou simplement explorer les replis de sa mémoire. Elle peut alors tirer le fil de ces voyages qui l’emmènent en Asie sur un mode Robinson, à la découverte de la gastronomie locale et de la rivière Tatai. Elle se rappelle tout aussi bien l’une de ces portes d’entrée qu’elle ne peut se retenir de photographier par lubie, ses multiples déambulations dans ce salon du design à ciel ouvert qu’est Amsterdam, ou la performance d’un pianiste dans un amphithéâtre gallo-romain qui lui fit couler quelques larmes. »


Extraits : Influence Society

Portrait du fondateur : 

Si son amour des nouvelles technologies et du digital est inconditionnel, Sébastien Félix a pris à rebours ses professeurs qui lui prédisaient une carrière d’ingénieur. Le fondateur d’Influence Society a su réduire les fenêtres de ses logiciels pour ouvrir en grand celles du secteur de l’hôtellerie. Qu’il s’agisse d’un établissement design, suspendu au ciel de Paris, ou d’un château en terres vigneronnes, Sébastien est chaque fois admiratif des pépites pour lesquelles il actionne son savoir-faire numérique, et sa connaissance du langage informatique. Et puisque le nombre d’étoiles ne suffit pas à assurer aux hôtels une place sur la Toile, Sébastien se lance en 2016 dans l’odyssée Influence Society. Au sein de ce marché d’ultra niche, l’entrepreneur accompagne des centaines de clients qui aspirent à l’indépendance dans le marketing digital, qu’ils soient as du cocktail à l’initiative de concepts innovants, ou esprits rêveurs ayant réaménagé des institutions pour fuir la standardisation.

Avant d’avoir un rôle à jouer dans les destinations d’excellence, c’est tout juste si le goût du voyage se cantonnait à l’assiette pour le natif des Vosges qui grandit à la confluence de deux cultures, entre le pâté lorrain et les pastéis de bacalhau. D’autres frontières se franchissaient aussi par son imaginaire de builder : du montage de Lego à l’assemblage de PC, le féru d’informatique bidouillait jusqu’à la pâte thermique de ses cartes graphiques. Par-delà les LAN enflammées de Quake III Arena, ses élans de curiosité l’ont amené à créer des mondes immersifs sur 3DS MAX pour les présenter sur les machines du lycée. Et les premiers programmes développés sur la base de tutos ont validé, quant à eux, un côté geek qu’il soigne encore : de la passion du jeu vidéo à son moniteur dont la taille « dépasse l’entendement », sans oublier cette approche rigoureuse du digital qu’il insuffle dans tout ce qu’il entreprend.

Quoi que lui réserve le futur, il est déjà prêt. Il restera cet explorateur infatigable qui imagine déjà la possibilité d’un hôtel en basse orbite, mais qui ne peut s’empêcher de participer à des réunions plus terre à terre sur le transfert d’un DNS ou le lancement d’un site. Qu’il lui faille entrer de plain-pied dans l’internationalisation ou s’étendre au marché de la restauration, Sébastien honore son esprit de conquête en continuant de battre en brèche les statu quo. Car celui qui fit ses armes de développeur par la conception de jeux d’échecs en 3D réfléchit les prochaines stratégies selon un seul adage : se positionner systématiquement avec un léger décalage.

Portrait de marque : 

Sur les côtes océaniques ou des terres à l’accent plus bucolique, sur les sommets des métropoles ou bien sur ceux des Alpes, Influence Society épaule différents établissements établis, les institutions fortes d’une histoire de plusieurs siècles, les hôtels où l’empreinte familiale se devine, comme les architectures abritant une idée avant-gardiste. Dévoués à ces lieux de vie, nous embrassons, nous aussi, cet esprit boutique voulant qu’aucune chambre ne ressemble à une autre : nous savons que l’expérience doit s’ajuster à chaque hôte. (…) Influence Society est devenue cette agence de marketing hôtelier qui sait identifier les portes à déverrouiller ; plus que d’en fabriquer la clé, c’est avec confiance que l’on vous la remet.

Fidèles à notre habitude de ne pas suivre celles que le marché impose, la culture d’entreprise Influence Society nous a par ailleurs réunis autour d’un fonctionnement 100 % distanciel. Loin des effets de mode, le passage en full remote donne l’occasion à chacun de nous de se modeler un quotidien professionnel raccord à un style de vie, à un projet de mobilité ou de famille. Un choix qui a offert une plus large assise territoriale à notre agence partante pour œuvrer partout. Nous récoltons ainsi les insights, du bastion lyonnais aux boulevards de la capitale, des vallons alsaciens à la péninsule de l’Espagne.


Extraits : Les Ateliers Adrien Jaminet

Histoire :

Les Ateliers Adrien Jaminet ont su redonner au cuivre à la française tout son panache ; il faut dire que le décor était planté dès l’enfance du fondateur. Bercé aux envolées de Maurice André, il fut cornaqué par son père corniste puis par son parrain, son premier professeur de trompette. Entre deux écoutes du Deuxième concerto brandebourgeois de Bach, Adrien ne quittait l’école que pour rejoindre un entourage de musiciens qui tapait le bœuf à ses heures. Les séances à l’harmonie municipale de Brétigny-sur-Orge finirent par sonner l’évidence : intégrer le conservatoire à l’adolescence.

L’idée de créer de toutes pièces une trompette lui trottant en tête depuis belle lurette, Adrien se lance dans une quête pour le moins baroque : restaurer ce son perdu, si caractéristique des œuvres de la Belle Époque. Pour ce faire, il s’abreuve à toutes les sources, s’enquiert de l’encyclopédisme de David Guerrier, fouille dans les archives, glane quelques astuces chez des facteurs allemands. Surtout, il s’en va prendre des notes auprès de la légende Roger Delmotte, qui lui relate l’histoire d’un certain Alfred Aubertin, facteur réputé d’après-guerre. Aubertin : un nom qui ne le quittera plus et qu’il retrouvera en détail dans les colonnes du vieux magazine spécialisé Brass Bulletin. Grâce à un ami collectionneur, voilà qu’il tient dans sa paume une trompette Aubertin. Avec sa permission, Adrien la désosse dans tous ses interstices, griffonne des plans, prend des mesures, tâtonne, analyse, interprète, assemble, décompose, esquisse. Ce point de départ amènera de nombreuses collaborations, au nombre desquelles figureront Ibrahim Maalouf et la marque Antoine Courtois, et même la Garde républicaine pour une trompette de cavalerie. Tout en sonnant la charge pour la suite, Adrien a connu entre-temps cette consécration : celle d’être adoubé par ces idoles qu’il ne pensait pas rencontrer hier, celles-là mêmes qui le faisaient rêver marmot, la trompette à la main pour quelques tralalas, les yeux rivés sur ses posters.

Savoir-faire :

À Brétigny-sur-Orge ou à Lyon, quiconque pénètre dans ces échoppes verra d’emblée ces plafonds pavés de pavillons, ces murs rutilant d’instruments neufs ou d’occasion. Qu’il le vende, le répare ou le fabrique, l’Atelier Jaminet porte le cuivre au sommet, et sa fabrication contribue au spectacle. Dans ces cavernes d’Ali Baba ouvertes aux quatre vents, devant les yeux écarquillés du client, Adrien et ses équipes appliquent chaque jour une mécanique parfaitement calibrée. Si l’atelier brétignolais polarise désormais toutes les pièces qui composeront cet alliage de finesse et de métal, c’est que le savoir-faire qui s’y déploie n’a rien de banal. Pour ciseler de l’embouchure aux entrailles, pour peaufiner jusqu’au moindre détail des tubulures, les masses et marteaux percutent en rythme, les limes crissent, les chalumeaux sifflent, les ustensiles cocasses s’agitent – mandrin, brunissoir ou autre invention composite.

Du néophyte au super soliste, tous se retrouvent d’ailleurs sur les qualités d’un son clair, brillant, espiègle, héroïque, ou plus simplement canaille. Tout en pep’s grâce à ses petites perces, à la forme cylindrique de son tube, son pavillon étroit et sa coulisse d’accords conique, Alfred se décline en ut ainsi qu’en si bémol. Musique du monde ou de kiosque, ses élans se prêtent autant aux concertos en mode redingote qu’aux jam-sessions entre potes, et rappellent même les merveilles de la Belle Époque. De Bizet à Desenclos en passant par Stravinsky ou Ravel, son souffle restitue à leurs opus leur lustre originel. En ayant reforgé les canons de son artisanat, l’Atelier Jaminet a ravivé une esthétique française qui détonne – un patrimoine qui résonne.

Collaboration avec Ibrahim Maalouf :

Si l’artiste Ibrahim Maalouf collectionne les récompenses musicales les plus prestigieuses, ce touche-à-tout sans cesse à la recherche de nouvelles sonorités pouvait parfois se languir d’un instrument proche de l’idéal, capable de produire ce quart de ton typique du registre oriental. Dès qu’il fit la connaissance d’Adrien Jaminet, ils eurent l’envie de se retrouver autour d’une même table : chacun excelle dans l’art de la trompette, à la nuance que l’un les fabrique et que l’autre joue avec. (…) Avant les premiers concerts où Adrien se rendait en qualité de mélomane, tous deux avaient connu une jeunesse en terre essonnienne biberonnée par le son des cuivres. Tous deux vibraient déjà d’un même amour pour leur instrument, et surtout, chacun arpentait les rues de Brétigny-sur-Orge à sa façon : Ibrahim pour visiter sa famille, et Adrien pour concrétiser dans son atelier ses idées qui fourmillent. Entre deux réparations, les esthètes mûrissent la perspective d’une association future, qui trouvera ses prémices en 2018 avec le développement d’une embouchure : le modèle Maalouf.

À la faveur d’un crochet, Ibrahim découvre le premier modèle d’Alfred qui le séduit d’emblée. De ce moment d’eurêka à l’idée de concevoir une trompette signature, il n’y avait plus qu’un pas ! Mais il fallut aussi de la résilience pour mettre au point la trompette ToMa, il fallut de l’ingéniosité pour ajuster ce quatrième piston, et de la diligence pour répondre au défi d’achever le prototype avant le prochain show d’Ibrahim à Bercy. Invité dans l’intervalle à un autre de ses concerts, Adrien eut la belle surprise d’y voir son compère improviser avec une ToMa au bout des doigts. Le son était là, il claquait dans toute sa rondeur. Il ne suffira plus que de quelques ajustements pour définitivement doter la Trumpet of Michel Ange de toute sa palette de couleurs ; ce timbre généreux, riche, polyvalent et chaud, qui a depuis conquis de nombreux aficionados.


Extraits : Decathlon

Extraits des Portraits produits 

Tente 2 Seconds :

À flanc de colline, dans les festivals en plein air ou au bord d’un lac, sous la chaleur de l’été ou la rudesse de l’hiver, je trône en reine incontestée des campings et des bivouacs. Je n’ai plus rien à prouver puisque j’incarne un rêve abouti, celui d’une tente se déployant toute seule, comme on lancerait un frisbee. Aboutissement d’un processus éprouvé, il fallut des mois pour qu’en deux secondes et quelques sardines à peine, je prenne mes aises auprès des plus classiques canadiennes. Ma saga s’amorça en marge du développement produit, sur la lubie d’un collaborateur Quechua, un bricoleur de génie né sous une tente de touareg, dans le Sahara. (…) Je ne compte plus les rouleaux tissus qui m’ont drapée pour me donner forme, les kilomètres de scotch qui m’ont enturbannée, et tous les « tac-tac » des agrafeuses qu’il a fallu pour me rapiécer. Je ne compte plus les excursions en pleine nature que j’ai eu le plaisir de vivre pour affronter la force des éléments dans toutes mes coutures. Vous auriez du mal à le croire aujourd’hui, mais je m’ouvrais encore difficilement et je ne tenais pas en place. Après de longues séances de remue-méninges, je me suis élancée sans relâche jusqu’à ce changement qui me fit gagner en souplesse – depuis, je suis traversée par deux arceaux en fibre de verre qui ont la forme d’un huit, agissent comme des ressorts, se détendent quand on me projette. Mon assise ainsi stabilisée, je me livrais ensuite à des épreuves de haute volée ! Je me souviens de ces séances en laboratoire high tech, à voir mon double toit enduit soumis aux pluies torrentielles et toujours rester au sec, mes atours exposés à des soleils artificiels, mon armature vibrer sous la puissance du vent.”

Easybreath :

“Si de nombreuses inventions sont à couper le souffle, de mon côté, je l’optimise. C’est le sens d’une mission dans laquelle je m’immerge complètement : beaucoup de personnes peinent à utiliser un tuba, un constat plutôt terre à terre qui revenait souvent aux oreilles des expertes et des experts de chez Subea. Je l’avoue, je représente un certain standing – en évitant de boire la tasse ou d’avoir la sensation d’étouffer, j’ai révolutionné la pratique du snorkeling. (…) Pour que je puisse évoluer en toute prudence avec les tortues et les raies manta, j’ai traversé un long cheminement qui ne laissa rien au hasard ; et à chaque fois que je passais avec succès l’une de mes six grandes phases de prototypage, je me découvrais de nouvelles aptitudes, un autre visage. Mais j’ai dû bûcher dur pour surmonter les embûches, j’ai dû aplatir la courbure de ma vitre afin d’empêcher les nausées, me doter d’un astucieux dispositif de ventilation pour résorber la buée. Phase après phase, je gagnais en étanchéité, munissais mon tuba d’un système dry-top et de son clapet, élargissais mon champ de vision à 180 degrés.”

Rollnet :

“​​Avant que je ne vienne égayer les surfaces en leur donnant un peu de relief, il fallut compter sur la fulgurance d’un vendeur du rayon pêche, et sa suggestion glissée dans une boîte à idées. Dès qu’il eut évoqué en interne ce filet nomade et universel, les spécialistes d’Artengo s’en saisirent sur-le-champ. À leur manière, j’ai pris la détente très au sérieux. Avant que je ne sois ce bon copain qui déroule autant les missiles que les tirs raffinés et autres caviars, il y eut de nombreuses réunions animées pour me mettre au point. J’ai le tournis en repensant à toutes les ébauches, aux multitudes de pièces pour ajuster mon puzzle, aux axes, aux capuchons, aux patins. Tous ces tâtonnements pour me faire gagner en robustesse, et me permettre surtout de filer droit. À ce moment-là, j’avais encore tendance à gondoler, et c’est sûrement pour cela que les réunions de mon équipe projet étaient parfois tendues. Trois années de développement plus tard, je disposais enfin de mes coques arrondies en thermoplastique moulé par injection, encapsulant un astucieux système d’enrouleurs, de ressorts et de fixations. (…) Finalement, même si je me suis complété au fur et à mesure de mes collections, j’ai gardé cette simplicité qui justifie que j’existe : qu’importe où je me clipse, avec moi, c’est l’occasion qui fait les pongistes.”